Vendredi 21 mars 2008

Je rebondis sur ce poste féministe pour partager cette nouvelle annoncée sans humour par Gulf News :

A Riyadh, capitale économique de l'Arabie Saoudite, un hotel réservé aux femmes vient d'ouvrir ses portes. Certaines journalistes ont trouvé que l'omniprésence des hommes lors de l'inauguration augurait mal de la suite.

Comme les femmes n'ont pas le droit de conduire seules leur voiture, ni de se faire conduire par une autre personne qu'un mari, un pere ou un frere, on se demande quelle business-woman va - sinon remplir - du moins pouvoir accéder a l'hotel.

J'imagine que dans la byzantine société saoudienne, cet hotel occupe une niche pour "femmes voyageant avec un frere ou un pere mais interdite de rester dans un hotel ou il y a des étrangers qui pourraient les aborder".

Pauvre Arabie - je lui donne pas une génération pour perdre l'épithète de saoudienne.

par remi publié dans : Kafkastan
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Vendredi 21 mars 2008

Je suis une telle nullité crasse en mécanique que je suis, en fait, secretement soulagé de disposer d'un pseudonyme au garage Nissan. Hier, jour férié en l'honneur de la naissance du Prophète (béni soit son nom), Frédéric, Grégory, Romain et moi sommes sortis dans les dunes pour crapahuter dans le sable du coté de Hatta.


Romain qui jouait les copilotes, me donnait des conseils judicieux. Ne pas accélérer dans une descente par exemple mais de freiner, en tenant le pied légerement appuyé sur le frein. Ce que je lui ressors, un peu plus tard sous la forme :

- tu vois, là, j'ai doucement descendu la pente avec le pied sur le frein a main...
- t'es vachement souple toi dis-donc !

Je reviens tres fier : je ne me suis pas ensablé une seule fois. Mais coté mécanique j'ai quand meme réussi a 1) mettre ma batterie a plat, 2) crever un pneu, 3) remettre ma batterie a plat alors qu'on m'avait bien dit de ne pas couper le moteur, 4) d'avoir laisser le moteur en marche pour ne pas mettre ma batterie a plat mais d'etre sorti de la voiture pour prendre une photo sans serrer le frein a main (leçon du jour : ça n'est pas le meme que celui pour le pied) ni mettre la vitesse en position parking - résultat gaguesque ou Rémi court derriere sa voiture qui part toute seule faire l'ascension d'une dune.


C'était un peu aux dépends du mec qui affirme sur son blog "bienheureux ceux qui savent rire d'eux memes car ils n'ont pas fini de s'amuser", mais on s'est bien marrés.

Le soir, restau anglais et beefsteack pour moi lasagnes londoniennes et spaghettis écossaises pour les autres, leçon sur le principe du moteur deux-temps, sur l'arbre a came et remue-méninge pour trouver un maximum de mots pour compléter cette liste des mots formés par le redoublement d'une syllabe. Je ne sais pas pourquoi, je me suis pris d'affection pour ces mots redoublants, aux saveurs enfantines et hypocoristiques.

Si vous en connaissez d'autre qui ne sont pas sur le wiktionnaire, laissez-moi un message ici, je complèterai.

par remi publié dans : Emir Remi
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Vendredi 21 mars 2008

Je papote au téléphone avec maman. Je lui reproche de moins bloguer.

  • Mais je n’ai rien à écrire.

  • Mais si ! vos élèves, vos sorties, je suis sur que vous avez une vie trépidante.

En fait, elle n'ose pas parler de son dernier projet. Tu vas te moquer de moi...

Elle a une vie trépidante et me raconte qu’elle lance le blog d’une association caritative, de la branche niçoise de Cinq Vingt-Cent de Paul (je crypte un peu le nom de ce grand bienfaiteur pour que Google ne redirige pas vers mon blog égotiste les gens qui recherchent des informations sur la Société caritative qu'il a fondé. Des gens très dévoués. « On a discuté pendant une demi heure de l’achat d’un matelas pour une obese de 120kg. Elle participe à l’achat pour ne pas devoir se sentir totalement assistée. » Ca peut paraitre ridicule a certains mais pour moi, ce sont des gestes totalement louables et qui méritent une place ensoleillée au panthéon de la blogosphère.

Maman écrit très bien, des mails très incisifs et bien enlevés, souvent drôles. Celui ou elle raconte sa visite à l’association pour la crémation m’a bien plu. Dilemme : prendre de la place onéreuse au cimetière ou se faire incinérer (mais on incinéré dans un cercueil donc pas d’économies à attendre de ce cote-la). Et puis l’empreinte carbonique…

Moi, j’aimerais finir recyclé dans une « tour du silence », digéré par des vautours. Mais, comme nous l’apprenait The Economist, lesdits vautours ont été décimés par une endémie dont on vient récemment de comprendre la cause : ils font une allergie mortelle a un pesticide ou une hormone que le bétail ingère (et eux avalent les carcasses ou ce pesticide ou cette hormone s’est accumulé pendant toute une vie). Le gouvernement indien vient d’interdire la commercialisation de cette substance nocive. Gageons que la population des vautours se sera rétablie quand mon tour sera venu.

par remi publié dans : Familles, je vous aime
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Jeudi 20 mars 2008

Des économistes ont analysé les dépenses publiques pour la sécurité de l’état et la lutte contre le terrorisme avant et après nine eleven. L’addition est passée de 65 milliards de dollars a 200 milliards par an. Les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Le problème avec le terrorisme, c’est que quand vous bétonnez les aéroports, il s’en prend au trains, quand vous sécurisez les trains et le métropolitain, il s’attaque a la rue. Bref, c’est comme le furet : il est toujours la et toujours la ou on l’attend le moins.

Mettre des policiers partout, faire subir des contrôles parfois vexatoires dans les aéroports et les gares, ca rassure le pimpin, c’est politiquement payant (voyez Sarkozy et son passage sécuritaire au ministère de l’Intérieur en tremplin), mais c’est – économiquement parlant – de l’argent jeté par la fenêtre. Interdire les contenants de liquide de plus de 100ml dans les bagages a main, c’est faire chier l’aéro-passager, c’est ralentir l’embarquement a force de vérifications sans garantir que mon voisin ne se balade pas avec une barre de semtex.

The Economist, d’où je tire ces informations, recommande de réorienter les dépenses sécuritaires vers quelque chose de moins voyant mais de plus efficace – selon lui – a savoir de siphonner les circuits de financement du terrorisme.

Et l'aide au développement ajouterais-je - la pauvreté et les inégalités font les frustrés qui veulent faire péter un monde injuste...

par remi publié dans : Homo oeconomicus
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Mercredi 19 mars 2008

Demain, jeudi, c'est le jour anniversaire de la naissance du Prophète (béni soit son nom).
Jour de congé a la clé et sortie dans le désert en perspective.

par remi publié dans : Emir Remi
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Lundi 17 mars 2008

Helas, la douceur de l'hiver est bien finie et la climatisation a ete re-enclenchee au bureau.

Ce sont les saisons de Dubai - chaude sans clim' et tres chaude avec clim'.

Remi lisant The Economist dans la piscine sur le toit.

(Je parle de la pluie et du beau temps parce que, comme le disait drolement Jin a la soiree de vendredi soir, chez Fred & Greg, a Dubai, il est fortement deconseille de parler de politique, de religion et de seks)

(ps : les conversations de ladite soiree ont roule sur les trois sujets tabous - on s'est bien amuses)

par remi publié dans : Emir Remi
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Vendredi 14 mars 2008

Voici les photos qui précedent et suivent celle, tres drole, prise par Greg.

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Le point de rendez-vous est a la station Epco sur la route de Hatta. Marco, avec la casquette, motive les troupes.

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Le mec de la jeep venait de faire installer le petit crane de gazelle sur l'avant du capot de sa voiture et je trouvais ça trop top dans la catégorie 'tuning du désert'. Au fond Xavier est aussi hilare que moi.

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On vient de quitter la route et de rentrer dans le sable. Dégonflage de pneu pour une meilleure adhérence sur les dunes et conseils précieux de Marco que tout le monde écoute comme le Messie - notre survie en dépend. Sur la droite, Fred et Greg...

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Onze voitures constituent la méharée de notre expédition. Autant dire un ensablement tous les dix minutes (statistiquement parlant, par chance, certains choisissent l'option "s'ensabler en meme temps que Remi" et les équipes de secours, tres professionnelles, travaillent en parallele.

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Ça, c'est un peu avant la photo de Greg. Je ne me souviens pas si Deborah me dit

- regarde plutot la route, s'il te plait

ou

- cool, comme ça tu pourras la bloguer

Apres toutes ces aventures, on plante le bivouac:

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Ma tente tente (ha ha) d'etre invisible en prenant les couleurs des dunes.

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Christine a tout compris de la vie, pendant que Joe prépare le repas et farfouille dans la voiture, pendant que Cédric appelle New York pour vérifier l'état des futures sur la cachaça et le pastis, elle se prélasse apres une rude traversée du désert et laisse les autres mecs installer le feu. Je fais un peu comme elle mais un peu plus discretement et sournoisement en disparaissant un moment dans les dunes.
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La lumiere et la batterie de mon téléphone faiblissent. Derniere photo pendant l'entre-chien-et-loup, Cédric, Sybille, Joe, Laure avec le petit Barthélémy sur ses genoux, Sébastien, Sara, Yannick et une ambiance assez arrosée. Peu apres, Joe sortais sa guitare et je suis sur qu'a des lieux alentours, les djinns sont venus pour profiter de l'ambiance fraternelle et bon-enfant.

par remi publié dans : Emir Remi
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Vendredi 14 mars 2008

Une des grandes leçons de vie que j'ai reçues, c'était a l'occasion de la rédaction de la partie pragoise du guide Louis Vuitton des voyages. J'avais fait une "critique" de restaurant tres bien écrite, chiadée, enlevée, le mot juste pour descendre un chef qui engrangeait ignominieusement les dividendes d'une gloire passée. J'étais content de moi, j'étais le justicier, le redresseur de tort. Le zorro de la critique gastronomique.

Ma correspondante a Paris repassait les épreuves en revue et me dit :

- Rémi, si ça n'en vaut pas la peine, on ne le met pas dans le guide.
J'ai immédiatement su qu'elle avait totalement raison. J'avais déja fait des principes de Faraday (dont "éviter la controverse"), un vadémécum. Plus tard, un gourou pragois me convaincra sans me convertir que les quatres accords de dom Miguel Ruiz ("il ne faut pas dire du mal des gens") sont une mine de bon sens a appliquer au quotiden. 

 

Ce blog ("il faut etre heureux..."; "bienheureux ceux qui savent rire d'eux meme") est une illustration de cette philosophie positivisante (positiviste est un adjectif déja pris par des philosophes du XIXe)

Shoot the messenger

Toutes ces précautions oratoires pour dire que je ne veux pas médire d'un collegue qui, nouveau venu, tape un peu sur les nerfs de tout le college directorial de la boite. Ses résultats, sans etre catastrophiques, ne sont pas tout a fait ce qu'il souhaiterait qu'ils fussent. Si les chiffres que je lui donnent ne sont pas a la hauteur de ses attentes, autant dire que les chiffres sont faux.

J'ai passé dimanche et lundi a redécortiquer le factures et les allocations de couts fournisseurs pour le convaincre du contraire suite a un échange d'email qui les mettait en doute.

J'avais d'autres chats a fouetter. Mais c'était prioritaire que je gagne sa confiance dans les chiffres.

Il a trouvé une erreur de $90 (une erreur de conversion rentré manuellement par un de mes Indiens au lieu de laisser la bécane gérer ça toute seule comme une grande).

Tout le monde a immédiatement été mis au courant: les chiffres SONT FAUX. Qu'importe que l'erreur est humaine et que l'erreur découverte représente 0,000x% de son chiffre d'affaire. Le principe de précaution plaqué sur le reporting : on ne fait rien, on ne croit rien tant que tout n'a pas été 100% prouvé et garanti. Si une erreur est prouvée, alors des milliers sont possibles.

Encore une couche

Hier, j'apprends indirectement que ce collegue veux facturer [tant] et inclure les chiffres dans le reporting de février. Ce collegue se garde bien de m'en parler et passe par mes Indiens serviles et obéissants a la comptabilité. Sauf que cette demande est totalement atypique et qu'ils me demandent de valider une facturation a fin février faite en mi-mars.

Faites ce qui lui fait plaisir, dites lui seulement que le reporting est déja parti et que cette facture apparaitra dans son reporting de mars.
Sans meme tenter de résoudre le probleme avec moi et de comprendre le pourquoi du comment, ce collegue va se plaindre a mon boss et m'envoie un mail en forme de scud intitulé "inaccurate reporting". Comment est-ce que je me permets de clore un mois sans lui en parler? A cause de ma décision stupide, la facture de tant n'est pas prise en compte. Mon boss est en cc-.

Ma réponse a ce collegue problématique est surtout une communication triangulaire pour prouver a mon boss que 1) je lui ai parlé des chiffres de février (voir mail du 6 mars) avant de les rapporter au siege et 2) le reporting etant le reporting, il n'y a rien que je puisse faire, avec toute la bonne volonté du monde, pour réinclure un chiffre dans une base de donnée verrouillée apres cloture.

Cerise sur le gateau

Quelques minutes apres mon mail, j'entends mon bras droit indien, répondre au téléphone

- hello mister [nom du collegue]
- yes mister [nom du collegue]. 
- No problem mister [nom du collegue], yes, we closed on the ninth only.
- good bye mister [nom du collegue]

J'ai une valeur, plus haute que le "think pink" des pages de ce blog, c'est de ne jamais mentir, de toujours dire la vérité. Que mon collegue ne me croit pas et aille vérifier ce que je lui dis (le reporting est déja fait), me blesse profondément. Plus que le pinaillage sur $90...

 

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par remi publié dans : Homo oeconomicus
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Jeudi 13 mars 2008

Je reviens du garage ou j'ai fait réparer le pare-choc enfoncé lors de cette sortie-la dans le désert et visible sur cette photo-ci.

Garage supermoderne qui pour gérer son flux de clientele demande de booker sa réservation en ligne.

nom, prénom, plaque d'immatriculation, numéro de chassis, téléphone portable, numéro de l'assurance, etc...

N'empeche que de la réception de la voiture abimée a la livraison de la Pathfinder réparée, je me suis fait appeler mister Touchard - du nom de mon ex-collegue auquel j'avais racheté sa Nissan - le légitime propriétaire selon la base de donnée de Nissan qui ne croise pas celle des réservations en ligne. A chaque fois que je protestais et que je demandais que l'on corrige la base de donnée, je me voyais répondre...

Mister Touchard, la prochaine fois que vous venez, demandez de corriger avant de commander un service.

Y'aura-t-il une prochaine fois ?

par remi publié dans : Emir Remi
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Mercredi 12 mars 2008

Un accident sur la route de sheikh Zayed, hier a fait quelques morts, une centaine de blessés dans un carambolage de pres de 300 voitures qui fonçaient, a leur habitude, en dépit d'un épais brouillard.

Les images sont ici.

Moi au moins, je profite du désert pour me défouler...

par remi publié dans : Emir Remi
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