Jeudi 15 mars 2007

Peu apres avoir rempli ce questionnaire un peu mal foutu, je me suis étalé sur le sofa et j'ai regardé, en tcheque, Leben für Leben - la vie de saint Maximilien Kolbe, un film de Krzysztof Zanussi.

Un film sur l'Horreur - sans Honneur

Le film est faiblard - il ne respecte pas la vérité historique telle que je la lis dans wikipédia. Quelque part, je me dis que le cinéma polonais est tombé de Charybde en Scylla - thuriféraire du communisme tout d'abord, de l'Église de Rome ensuite. Ce film de 1991 est de la pure propagande catholique qui passe les faits a La Trappe pour faire une belle histoire bien hagiographique. Suite a la fuite du camp de concentration d'Auschwitz d'un quidam, Kolbe, un pretre catholique se propose a la place d'un pere de famille pour mourir a sa place. Survivant de dix jours de famine totale (dieu est avec lui) il est mis a mort par injection de phénol.

Le film en revanche inverse - pour des raisons dramaturgiques honteuses - les destins du quidam échappé (qui dans l'histoire est retrouvé mort dans la fosse septique et dans le film survit - mal et rongé par le remord) et le pere de famille sauvé par Kolbe (dans le film un adolescent pleurnichard qui meurt au moment de la libération du camp en mangeant trop et trop vite

- ouh la belle métaphore par rapport a Kolbe et dix autres condamnés a mourir de faim !

alors que dans l'histoire, le pere de famille sauvé en 1941 par Kolbe a survécu a quatre ans d'Auschwitz (un record !) et n'est mort qu'en 1995).

Zanussi est une ordure de tordre le coup ainsi a la vérité. Une ordure.

C'est Serge Daney qui m'a appris, dans Le Travelling de Kapo, ce qu'est une ordure au cinéma. Il le tenait de Rivette qui l'avait appris de Godard. C'est dire...

En 1961, Jacques Rivette dénonçait avec indignation un effet de mise en scène dans Kapo, film de Gilo Pontecorvo : lorsqu’une déportée (interprétée par Emmanuelle Riva) se suicide en se jetant sur les barbelés électrifiés, un travelling avant vient recadrer artistiquement son cadavre. Cette recherche de “joliesse”, dans de telles circonstances, relevait “de l’abjection”, selon le titre de l’article de Rivette qui citait la phrase célèbre de Godard : “les travellings sont affaire de morale.”

Entre 1961 et 1991 trente ans ont passé et Zanussi n'a aucune excuse pour tenter de rendre "jolie" ni meme "intelligible" une hagiographie.

Quand on filme la foi, on n'a pas le droit de foirer les détails. point.

par reminariste publié dans : lettres mots livres idées
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Samedi 10 mars 2007

SIR - I was slightly amused by your description of the increasing confrontation between America and Iran, which you reported to be caused in part by the latter's "meddling" in Iraq ("A countdown to confrontation", February 10th). In the interests of balanced journalism, what world would you use to describe the actions of the United States in Iraq?
Dennis Curry
Khartoum, Sudan


Courrier des lecteur - The Economist, March 10th

cunning linguist

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Dimanche 28 janvier 2007

Je dine hier soir chez Thomas et Dominique, assis entre l'ambassadeur d'un pays franco-anglo-saxon et l'avocat de la fédération internationale de patinage artistique de retour de Varsovie ou se déroulent les championnats européens (on me dit qu'un mignon francais a gagné et qu'un mignon tcheque est son second - je n'ai pas la télé et ne suis pas forcément les nouvelles sportives sur le net, mais je suis heureux d'apprendre que nos deux pays se retrouvent unis sur le podium).

On est neuf a table dont deux Étatsuniens, la conversation roule sur les US (of course), la guerre en Irak, le désastre déja presqu'oublié de l'inondation de la Nouvelle-Orléans suite a l'ouragan Katrina

(ah!... ca y est, je me souviens, on était passé des grands champions de patinage artistique dont Katarina Witt vers Katrina vers la Nouvelle-Orléans que l'un d'entre nous a visité il y a dix ans et dont l'un des deux Étatsuniens est originaire)

La conversation s'étend sur les Go Cup. Ne sachant pas ce que c'est, j'interromps John pour lui demander a quoi ca correspond une go cup.

- well, you are not allowed to walk in the street with a glass in your hand. It might be broken and hurt someone, so they offer a plastic cup at the door of every bar and when you are leaving, you can transfer the content of your glass glass into those plastic cups which are called go cups.

- mind you - ajoute quelqu'un - the doses of bourbon which they pour into your glasses are enormous. You really can't drink it all in one bar...

- it is SOOoooo typical of the absurdity of the US - commente John, dont le nombre d'années passées a l'étranger a aiguisé l'intelligence - you can walk in the street with a gun but not with a glass.

Aparté qui n'a (presque) rien a voir...

Je lis le monde des livres vendredi, une interview d'Arturo Pérez-Reverte, ex-grand reporter et écrivain.

"Le 11 septembre (2001), j'étais a Buenos Aires. Autour de moi, tout le monde s'exclamait "quelle horreur ! Quelle horreur !" et moi je ne comprenais pas. J'ai passé vingt et un ans de ma vie a voir des choses comme ca."

C'était pour les US, un peu la date de la perte de l'innocence et de l'indifférence au monde (je ne sais pas la statistique exacte mais je pense que quelque chose comme 95% des Étatsuniens n'ont jamais quitté le sol de leur pays). Un détail dont je me souviens, les news, a l'époque, montraient la joie explosive (si j'ose dire) de Palestiniens qui chantaient et dansaient suite a la chute des Twin Towers. Je pensai : peut-etre que les États-Unis vont-ils comprendre...

Ils n'ont pas forcément compris. Pas tout de suite. Pas encore. La manifestation des anti-guerres a Washington, samedi, est-elle un tournant ?

L'histoire le dira.

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Mardi 16 janvier 2007

J'avais participé au projet de Matthieux d'échange de carnets.

Il me donnait un carnet bleu - charge a moi d'en faire une photo sur le pont Charles.

Je lui donnais un carnet vert. Matthieu, dans son projet de circulation de l'écrit autobiographique, passe ce carnet a Aude Lechrist et lui demande de relater sa découverte du carnet vert.

Elle relate cette découverte dans l'émission Le 6eme sens. (cliquez sur Aude Lechrist - rencontre créative si vous ne voulez pas tout écouter).

J'aime beaucoup sa maniere de me voir sans me connaitre...

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Dimanche 7 janvier 2007

On a tous pris une ou plusieurs résolutions lors du Nouvel An. Oui, mais quel type?

* en droit, une résolution est un anéantissement rétroactif d'un acte juridique pour cause d'inexécution ou de mauvaise exécution ;

* en politique, une résolution est une décision prise par le congrès d'un parti et aussi le résultat du vote d'une seule Chambre et n'a donc pas encore valeur de loi.

* Dans le contexte des Nations unies une résolution est une décision impérative prise ou approuvée par le Conseil de sécurité de l'ONU

* en informatique :
 - la résolution d'une image s'exprime en ppp ou dpi ;
 - la résolution de noms est l'opération qui permet de transformer une entrée de nom de domaine en son adresse IP ;

* en mathématiques, on parle de résolution d'équation, ou de résolution de problème

* en médecine :
 - une résolution est la disparition d'une pathologie, le plus souvent une inflammation, progressivement, sans suppuration.
 - résolution (sexualité)

* en physique :
 - en métrologie, la résolution des appareils de mesure est la plus petite variation de la grandeur G à mesurer que l'appareil est capable de détecter ;
 - en optique, le pouvoir de résolution d'un système optique désigne sa capacité à distinguer des détails fins.

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Jeudi 4 janvier 2007

J'ai une passion pour wikipedia. Si tu fais partie des dinosaures qui ne sait pas encore ce ksé, lire cet article d'Yves Eudes dans le Monde d'aujourd'hui :

Côte ouest de la Floride, à l'orée de l'an 2000. Jimmy Wales, 34 ans, mène une vie trépidante de courtier en Bourse et de patron du site Bomis.com, moteur de recherche qui héberge des contenus de divertissement, dont des photos érotiques.

Mais il a envie de créer l'encyclopédie du nouveau millénaire, sur Internet : "J'étais impressionné par le mouvement du "logiciel libre" fondé sur le bénévolat, l'entraide et le partage des connaissances, qui a produit les meilleurs logiciels du monde. Je voulais étendre ce concept au-delà de l'informatique, et créer une encyclopédie générale, gratuite et ouverte à tous, produite collectivement par les internautes intéressés."

Jimmy Wales pose des principes "non négociables" : obligation de rédiger les articles en respectant la règle de la "neutralité de point de vue" pour éliminer les textes militants ou tendancieux. Nupedia, son projet, séduit deux programmeurs ; il embauche un rédacteur en chef, Larry Sanger, 31 ans, docteur en philosophie. L'encyclopédie est hébergée sur les serveurs de Bomis. Un an plus tard, Nupedia n'a toujours pas décollé.

Les internautes qui envoient des contributions sont rares, le processus de validation des textes par des groupes d'experts lent et complexe. Wales et Sanger créent donc un second site fonctionnant grâce à un nouveau logiciel librement disponible et en vogue sur le Net, le Wiki ("vite", en hawaïen). Contrairement aux sites classiques, un Wiki peut être modifié à tout moment et à volonté par ses visiteurs : l'outil idéal pour le travail en commun.

Le succès de ce site baptisé Wikipedia, est immédiat : des milliers d'équipes se mettent à rédiger collectivement des articles sur tous les sujets, des plus sérieux aux plus futiles. Les textes sont corrigés, réécrits ou enrichis en permanence par des bénévoles enthousiastes. Les frictions entre auteurs sont innombrables, les conflits incessants, mais l'encyclopédie prend forme. Des versions en langues étrangères naissent sur tous les continents.

En 2002, Nupedia est abandonnée au profit de Wikipedia, que Jimmy Wales qualifie fièrement de "bazar absolu".

Larry Sanger, fidèle au principe d'une encyclopédie classique pilotée par des spécialistes reconnus, quitte le projet, et lance plusieurs sites rivalisant avec Wikipedia. Sans succès à ce jour.

Un an plus tard, le serveur de Bomis ne suffit plus à gérer le trafic de Wikipedia, qui se dote de serveurs dédiés, donc coûteux. Jimmy Wales en appelle aux internautes : pour que le projet reste gratuit et indépendant, il faut qu'ils lui adressent des dons. Pour être en règle, Jimmy Wales crée une Fondation à but non lucratif baptisée Wikimedia, domiciliée en Floride.

Chapeautant l'encyclopédie et les projets annexes, elle sera propriétaire des équipements, des fonds et de la marque. Aujourd'hui, Wikipedia est une institution mondialement reconnue, qui s'est imposée comme référence et outil de travail quotidien pour les internautes de tous les pays. Et Jimmy Wales vient d'annoncer, pour 2007, le lancement d'un moteur de recherche, Search Wikia, fonctionnant sur le modèle de Wikipedia.

Cette dernière reçoit plus de 350 millions de visiteurs par mois, ce qui la classe dans les dix premiers sites mondiaux. 300 serveurs dédiés sont installés en Floride, à Amsterdam et en Corée du Sud.

La seule version en anglais contient 1,5 million d'articles et s'enrichit de plus de 1 000 articles par jour. Wikipedia existe en 249 langues - en tête l'anglais, l'allemand, puis le français. Elle vit toujours grâce aux dons de particuliers et au mécénat d'entreprise. Alors qu'il s'établit à 50 000 dollars en 2004, son budget devrait atteindre 6 millions de dollars en 2007.

Au fil du temps, Wikipedia s'est dotée d'une structure fondée sur l'équilibre et le cloisonnement des pouvoirs. Certains des "wikipédiens" les plus actifs sont promus par leurs pairs au grade d'"administrateur" (ils éditent les nouveaux articles, surveillent les modifications, repèrent les auteurs débutants mal préparés ou les vandales). "Pour la version anglaise, ils sont un millier, explique Jimmy Wales. Ils sont indispensables. Ils font le boulot ennuyeux et fournissent un soutien logistique aux auteurs."

Il y a aussi les "bureaucrates" qui gèrent des petites communautés autour d'un projet local, les "stewards" qui règlent les problèmes d'organisation et de police interne, les "check-users" qui traquent les fauteurs de troubles pour les bannir et les "oversights" qui peuvent aller jusque dans les archives pour détruire un article diffamatoire...

Pour les conflits les plus aigus, Jimmy Wales a créé pour la version anglaise un comité d'arbitrage d'une douzaine de membres. Ses décisions sont sans appel.

D'autres pays l'ont imité, mais pas tous : les wikipédiens allemands soumettent les conflits insolubles au vote des utilisateurs.

Pour faire fonctionner cette énorme machine, la Fondation n'a que sept employés rémunérés ! Jimmy Wales se consacre aux relations publiques de Wikipedia (conférences, interviews, rencontres avec des responsables politiques, économiques et scientifiques)... Il rêve d'aller en Chine, où Wikipedia est interdit : "Nous avons une version chinoise très active, grâce à Taïwan et à Hongkong, et quelques auteurs sur le continent. Mais les autorités de Chine populaire font bloquer nos sites. Je vais aller à Pékin voir des responsables, leur expliquer qui nous sommes, comprendre pourquoi ils font ça."

Wales a aussi créé Wikia, société commerciale qui utilise le logiciel Wiki pour construire des communautés virtuelles de divertissement, sur les grands thèmes de la culture populaire américaine.

En septembre, il a cédé la présidence de la Fondation à Florence Devouard, une Française de 38 ans qui réside près de Clermont-Ferrand. Ingénieur agronome, passionnée d'informatique, Mme Devouard se consacre entièrement à son travail bénévole pour Wikipedia.

Elle a découvert Wikipedia en 2002, comme simple utilisatrice : "Je faisais des recherches sur la biosécurité ; les sites Internet étaient très tendancieux. Wikipedia fournissait des masses d'informations factuelles, de façon neutre, et mentionnait les diverses opinions. J'ai été séduite, je me suis mise à écrire des articles."

Lors de la guerre en Irak, elle découvre que les wikipédiens américains publient des informations très différentes des médias français et entreprend de leur fournir une autre vision des événements. Son rôle évolue : "Je me suis mise à dialoguer avec des auteurs pour leur apprendre la neutralité de point de vue, à ne pas trier l'information de façon partisane, à diversifier leurs sources."

Elle s'impose vite comme une médiatrice apte à trouver des compromis entre auteurs de tendance opposée : "Je les incite à se parler, à comprendre la logique de l'autre. C'est un combat de chaque instant, c'est parfois impossible, par exemple avec des sectes. Mais dans l'ensemble, ça fonctionne."

La nouvelle présidente s'est fixé des priorités : "Wikipedia a grandi très vite, c'est le foutoir ! Il faut établir des mécanismes de décision plus rapides puis rationaliser la gestion financière. Des grandes entreprises informatiques nous ont donné des paquets d'actions, que nous allons gérer pour dégager des revenus."

Elle souhaite aussi renforcer l'aspect international de Wikipedia : "Le nouveau conseil compte trois Américains et quatre Européens, c'est important. Nous devons nous ouvrir sur l'Afrique, qui représente moins de 0,1 % de nos connexions."

Mme Devouard souhaite aussi "faire le ménage" dans les contenus : "Un chanteur inconnu écrit un article sur lui-même en se présentant comme une grande star, en fournissant comme source son site personnel, ce n'est pas tolérable."

Pour elle, Wikipedia doit cesser d'abriter une masse d'informations "non significatives", qui s'appuient sur des sources "non fiables", comme les blogs.

En revanche, pas question de revenir sur le bénévolat, l'indépendance et la gratuité : "Dans les médias, on nous associe souvent au Web 2.0, la nouvelle génération de start-up, et certains s'imaginent que nous allons être rachetés par Google. Ils n'ont rien compris : nous ne sommes pas à vendre, nous sommes une organisation caritative internationale, comme la Croix-Rouge. Le "Libre" se répand, tout le monde devra faire avec."

Yves Eudes

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Jeudi 14 décembre 2006

J'adore les langues et j'aime aider mon amie Jovanka (Je m'en vais d'Echenoz il y a quelques temps, Possibilité d'une ile d'Houellebecq, hier). Recensement des difficultés examinées hier.

J´ai cru un instant qu´il allait planter sa fourchette dans ses yeux... L´Allemand prit sur lui, je sentais qu´il prenait énormément sur lui, mais son visage recouvra peu a peu son calme...
- Prendre sur soi – hodne se snazit byt chladnokrevny.

Il est vrai que l´arrivée des comiques beurs avait revalidé les dérapages machistes, et que je dérapais concretement avec grace: lachage de carres, reprise, tout dans le controle.
- Image a la „faire du ski"...

(il parle de Nabokov)... moi non plus je n´ai jamais supporté ce pseudopoete médiocre et maniéré, ce malhabile imitateur de Joyce..... Une pate feuilletée ratée, voila a quoi m´avait toujours fait penser le style de Nabokov
S´agit-il de la création de Houellebecq, ou est-ce une expression courante?
- C'est une expression courante. pate feuilletée ratée – nepodarené listové testo.

J´optai donc pour un film porno – genre, il est vrai, facile a parodier – intitulé „BROUTE-MOI LA BANDE DE GAZA (mon gros colon juif)“. Les actrices étaient des beurettes authetiques, garanties neuf-trois – salopes mal voilées, le genre...
- Brouter le gazon = past travu => slang: lizat kundicku
- La bande de Gaza = pásmo Gázy (gazon / Gaza)
- Colon = colonisateur mais gros colon = tluste strevo (trouver une métaphore en tcheque qui garde l'image de cul ;-)
Neuf-trois = département numéro 93, banlieue de Paris ou il y a beaucoup d’arabes (slang = beur. Féminin = beurette)
S'il me fallait traduire ce titre de porno, je garderai l'idée de non politically correct et adapterai au contexte tcheque avec les beurette = putes gitanes, quelque chose dans le genre... pourvu que ca choque!...

Bizarrement intitulé „EN AVANT, MILOU! EN ROUTE VERS ADEN!“, mon dernier spectacle était sous-titré „100 % dans la haine“...
Pourquoi Milou? Houellebecq ne dit rien de plus sauf qu´il s´agit du theme du conflit du Proche-Orient, Arabes et Juifs, Palestiniens...
- Milou = petit nom pour Michel (sans doute Houellebecq lui-meme...) => Do toho Mišo!...

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Samedi 7 octobre 2006

parce que la chair,

qu’elle désire, souffre ou tente de se nier,

reste la chair,

fragile, pitoyable et révoltée.

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Mercredi 4 octobre 2006

Je profite de cette période d'inactivité forcée pour lire le cadeau de Will: Creative type [a sourcebook of classic and contemporary letterforms], Thames & Hudson, Singapour, 2005.

Le fils de bibliothécaire que je suis adore ce qui est lié a la typographie. Je suis plus sensible aux jambes des lettres, a leurs courbes ou a leurs yeux qu'a celles et ceux des femmes ;-)

Je fais la morale a mon ami Roman R., le propriétaire de Zlata Studne, Palffy Palac, U Maliru, bref le collectionneur des restaurants de luxe de Prague: "tu fais payer des milles et des cents pour des plats qu'il n'est meme pas agréable de découvrir sur tes cartes. Regarde-moi ca: aucune créativité, une police de caractere de merde qui n'apporte rien, ne dit rien de l'élégance voulue du lieu, une mise en page super basique sans recherche, sans idée - comment croire que ta cuisine est recherchée et créative si ton menu ne l'est pas?"

Bref, je lui suggere d'utiliser ce format de mise-en-page tres élégant créé au Moyen-Age par Villard de Honnecourt (bien entendu sans les lignes directrices qui sont la pour expliquer sa construction. Dans les faits l'oeil humain s'appuie sur ces lignes en parcourant la page et les devine plus qu'il ne les sait.

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Mardi 3 octobre 2006

Les Etats-Unis forment une étrange démocratie ou l'on discute de la torture, ou l'on emprisonne hors les conventions internationales des prisonniers sur une base extra-territoriale cubaine, ou l'on invente des néologismes pour décrire des rafinnements dans l'horreur...

-----Message d'origine-----
De : Remi
Envoyé : lundi 2 octobre 2006 
À : langue@lemonde.fr
Objet : waterboarding

Chers correcteurs, chers bloggeurs,

Tout d’abord mille bravo pour votre blog que je lis toujours avec delectation.

Ensuite, c’est un detail mineur, puis-je suggérer dans l’article L'homme qui ne cessait de trembler, par Ariel Dorfman (Le Monde du 30 septembre 2006)

"le soumettaient au waterboarding (simulacre de noyade) ?"

de traduire ce mot par „apnée forcée“ – la noyade implique une immersion totale dans l’eau et il n’y a aucun simulacre dans le waterboarding.

Remi

-----Message d'origine-----
De : Martine
Envoyé : lundi 2 octobre 2006
À : Remi
Objet : RE: waterboarding

Bonjour Remi, et merci mille fois de votre message.

Voici un lien vers une note que Corine Lesnes conscra à cette aimable pratique  Il me semble que le terme de simulacre colle bien à la réalité de la chose puisque la victime a nettement l'impression de se noyer, même si on ne la plonge pas dans une baignoire. Je pense que c'est cette sensation qui a influé sur la traduction donnée dans Le Monde.

Bien cordialement,

Martine

From: Martine
Sent: Monday, October 02, 2006 7:35 PM
To: Remi
Subject: RE: waterboarding

Je me rends compte que je n'ai répondu que partiellement à votre question. "Simulacre" peut paraître faible, car nous sommes ici au-delà du simulacre : le corps souffre, ce n'est pas une illusion. Par ailleurs, traduire cette pratique par "apnée forcée" me semble insuffisant, car l'apnée n'implique pas forcément d'être "confronté" à de l'eau (voyez l'apnée du sommeil).

La traduction pose problème, c'est évident. Il faut arriver à garder l'image du flot d'eau au bord de la mort, pas facile...

Cette conversation se poursuit sur le blog passionnant des "relecteurs" du Monde que je lis régulierement et dont le lien se trouve a la droite de ce poste sous "Langue sauce piquante".

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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