Lundi 27 août 2007

Quand on vit ici, on ne peut pas ne pas penser au voile et a ce qu’il signifie.

Il est interdit d’interdire le voile

J’avais pris parti, lors du débat en France sur l’interdiction du voile à l’école, contre cette atteinte aux libertés civiles.

J’avais déjà passe trop de temps hors des frontières de mon pays natal et je ne comprenais plus le concept français de la laïcité.

Aux Etats-Unis, fondés par des dissidents fuyants les persécutions religieuses, la laïcité constitutionnelle consiste à défendre les Eglises morcelées contre la toute puissance de l’Etat fédéral.

La République française, née de la fronde antiféodale et anticléricale, a inscrit la laïcité dans une lutte contre l’Eglise catholique romaine (mais avec des relents christiano-chauvin quand ca l’arrange, comme le dimanche obligatoirement chômé même pour les juifs ou les musulmans).

Je pensais a l’époque (je le pense toujours) que l’interdiction du voile était raciste (des législateurs franchouillards, forts de leur pouvoir de masse, emmerdent les bougnoules et leurs bougnoulettes), misogyno-paternaliste (des hommes députés a l’assemblée par leurs pairs pensent savoir mieux qu’elles ce que des adolescentes doivent porter) et antilibertaire (bien dans la lignée bushiste de ces dernières années : on brime, on interdit, on s’assoit sur les libertés fondamentales et particulières, on brandit les principes de la sécurité publique (Bush) ou de la défense des principes républicains (le législateur français antivoile), sois belle et tais-toi).

Un signe extérieur de richesse

Ceci dit, si quand bien même je considère qu’il est une erreur constitutionnelle d’interdire le voile dans nos sociétés démocratiques, je n’en considère pas moins que le voile relève du signe extérieur de richesse.

Du snobisme féminin bien plus que du fondamentalisme musulman.

L’obligation de porter le voile précède l’Islam de quelques millénaires. La bible intime aux femmes mariées de cacher leurs cheveux. Les grecs, inventeurs du harem qu’ils appellent gynécée, l’imposent a leurs épouses et les statuettes de Tanagra sont la pour immortaliser la noblesse des Hellènes.

Comme l’étouffant corset, comme les ongles longs et vernis, comme les talons hauts, le voile relève des signes ostentatoires qui sont la pour dire « je suis une femme noble, je n’ai pas besoin de travailler aux champs ou a la maison. »

Le voile n’est pas, monsieur le législateur, un signe religieux, c’est un signe snobinard de prétention nobiliaire.

Du masochisme féminin

Non-pratique et masochiste.

Ici les hommes aussi portent le voile. C’est pratique et cela permet de se protéger le front et les épaules du soleil, a éponger la sueur sur le front (utilité du turban tropical). Les hommes ont un voile blanc et les femmes ont choisi la couleur la plus insupportable au soleil : le noir intégral.

Les femmes en générale et les musulmanes n’échappent pas a la règle, émettent des signes, dans une optique sexuelle darwinienne (relire The Red Queen), doivent convaincre le sexe oppose de ses attraits. La taille généreuse pour porter les rejetons du male, les seins généreux pour les allaiter sont des signes connus.

Plus ca va, plus je suis persuadé que le masochisme est également un signe choisi par les males de l’espèce Homo sapiens dans le choix de leur partenaires. Il en faut suer pour porter un enfant neuf mois, il faut souffrir pour l’enfanter, il faut de l’abnégation pour les élever (et en parallèle s’occuper du mari). Autant choisir celle qui saura le faire sans trop me taper sur le ciboulot en se plaignant toutes les cinq minutes.

Le proverbe dit « il faut souffrir pour être belle ». La beauté en question est ce je-ne-sais-quoi qui rend les femmes attractives (leurs corsets, leurs voiles noirs sous un soleil de plomb, leurs talons hauts à se fouler la cheville) aux  yeux des hommes, le masochisme.

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Dimanche 26 août 2007

J’ai toujours été convaincu, sans avoir vraiment creusé la question, que si une religion est plus successful qu’une autre, c’est parce qu’elle offre, d’un point de vue économique et politique des avantages a ses thuriféraires.

Les Romains ont pu construire leur Empire – au nord en raison de leur civilisation supérieurement avancée (en termes militaires, indéniablement) et dans le monde hellénique en raison de leur religion infiniment plus « tolérante ». Emile Durkheim l’explique limpidement dans De la division du travail social l’atténuation des pénalités pour manquement au fait religieux :

En Israël,

on ne saurait énumérer tous les crimes religieux que le Pentateuque distingue et réprime. (…) A ce titre, l’Hébreu n’était pas seulement tenu de ne rien faire qui fut défendu, mais encore de faire tout ce qui est ordonné, sous peine de sanctions terribles.

A Athènes,

la place de la criminalité religieuse était encore très grande. Cependant, ce sont presque tous des délits d’action et non d’abstention. Les principaux que l’on cite sont les suivants : la négation des croyances relatives aux dieux de la cite, a leur existence, a leur rôle dans les affaires humaines ; la profanation des fêtes, des sacrifices, des jeux, des temples et des autels ; la violation du droit d’asile, les manquements des devoirs envers les morts, l’omission ou l’altération des pratiques rituelles par le prêtre, le fait d’initier le vulgaire aux secrets des mystères, de déraciner les oliviers sacres.

A Rome,

les croyances traditionnelles religieuses pèsent d’un poids moins lourd encore. Les fonctions politiques, séparées très tôt des fonctions religieuses se les subordonnèrent. Les croyances religieuses d’Etats subordonnés et des étrangers vivants dans les limites de l’Empire étaient tolérées si elles ne portaient pas atteinte à l’Etat romain.

De plus, les crimes contre la religion sont moins nombreux et beaucoup d’entre eux ont baisse d’intensité : les scelera expiabilia (les crimes expiables) ne nécessitent qu’une expiation sous forme de sacrifice offert aux dieux (les crimes religieux grecs entrainent la mort, la confiscation ou l’exil). Les scelera inexpiabilia sont les suivantes :
1. tout manquement intentionnel au devoir des fonctionnaires de prendre les auspices ou d’accomplir les sacra, ou bien encore leur profanation intentionnelle
2. le fait, pour un magistrat, d’accomplir une legis actio un jour néfaste et ce, intentionnellement
3. la profanation intentionnelle des feriae par des actes interdits en pareils cas,
4. l’inceste commis par une vestale ou avec une vestale.

Le christianisme

Séparée de la vie temporelle beaucoup plus complètement qu’elle ne l’était même a Rome, la conscience religieuse des sociétés chrétiennes ne détermine de réaction pénale que quand on s’insurge contre elle de face ou qu’on la nie.

Elle ne réclame plus de répression pour des infractions de détail mais seulement quand elle est menacée dans ses principes fondamentaux.

Et leur nombre est encore moins grand car la loi de Moise, en se spiritualisant, devient plus abstraite et plus simplifiée. Le blasphème et l’hérésie sont désormais les seuls crimes religieux.

Et encore ! Les articles de foi chrétiens sont larges et généraux, plutôt que fondées sur des croyances particulières et des pratiques déterminées. Des l’origine, différentes écoles se fondent – la scholastique apparait – les droits de discussion sont reconnus (en principe). C’est ainsi que la criminalité religieuse a fini par sortir complètement ou presque du droit pénal.

Surtout, surtout, ajouterais-je, le christianisme insiste sur le fait que les hommes sont égaux devant dieu : point d’esclaves, point de maitres. Une première révolution est à l’œuvre.

L’Islam

est au départ, une religion véritablement révolutionnaire ainsi que l’explique Norman Davis dans son History of Europe. Durant sa vie, Mohamed a condamné les privilèges de la classe dominante, la subordination des femmes et la « loi du sang » des tribus arabes. Il insiste sur le fait que tous les musulmans sont frères et sœurs.

Les « cinq piliers de l’Islam » sont une fois de plus une simplification par rapport au christianisme (en particulier le christianisme byzantin, fameux pour son enculage-de-mouches doctrinal). Pour être musulman, il suffit de dire « je crois en Dieu et que Mohamed est son prophète » (exeunt les incompréhensibles distinctions sur la virginité de la vierge Marie, son enfantement par l’oreille, la sainte trinité et son caractère vraiment trinitaire ou véritablement un (professe par les uniates, l’infaillibilité du pape, et j’en passe et des meilleures)

Son appel pour une société plus économiquement juste, plus politiquement égalitaire explique le succès foudroyant de l’Islam qui en moins de cinquante ans supplante la chrétienté féodale sur la moitié du monde connu. Une seconde révolution est à l’œuvre qui renverse la société féodale gréco-romaine.

Théocratie

Hélas, hélas, comme la Révolution française, comme toute révolution qui (il faut que tout change pour que rien ne change dit le proverbe) est un retour au statu quo ex ante, les révolutions religieuses sont souvent éphémères : le christianisme génère la papauté et ses excès inquisitoriaux, l’Islam génère le califat saoudien ou la théocratie imamienne iranienne.

Comme dirait le divin Marquis : Croyants ! Encore un effort pour être révolutionnaire !

par remi publié dans : Rémilitant
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Samedi 25 août 2007

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c'etait le jour du montage des bibliotheques (achetees la veille a Ikea ou je rencontrais Marylene qui, venue de Prague, travaille aussi au departement finance d'une des filiales du groupe Shahlub - on avait beaucoup papote: travail et installation a Dubai).

J'avais pris beaucoup de plaisir aussi a ranger mes livres: ils avaient manque a l'intellectuel que je suis !

La journee s'etait mal finie avec une soupe hot & sour dans un restau chinois qui ne voulait pas passer. Reveil a deux heures du mat', insomnie, etc. Je passe les details.

par remi publié dans : visuels, visionnaires
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Samedi 25 août 2007

Je suis retourné a Ikea.

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Et j'ai eu une idée a la Remi: apres les rideaux sur roulettes, pourquoi pas une bibliotheque sur roulettes?

C'est Honza qu'aurait apprecié !...

J'ai donc acheté des meubles bas et des roulettes et je suis en train de les monter. Pour le moment, ca donne ca:

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par remi publié dans : Minuly tyden - La Semaine derniere
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Vendredi 24 août 2007
Je relis Nos Plaisirs de P.S. Heudaux, ce petit chef d’œuvre de la littérature licencieuse qui enfonce toutes les limites du genre :

Jérémie n’avait jamais été malin mais cette mort était encore ce qu’il y avait de plus bête car la police des stupéfiants risquait d’y mettre ses inspecteurs, une overdose c’est dans leurs cordes, il a fallu maquiller l’accident en assassinat mais a la longue ca aussi deviendra suspect. Vivant, Jérémie était affreux, ca ne l’empêchait pas de demander les tarifs de Chrétien, résultat il n’avait aucun client et se plaignait de manquer d’affection mais a ce prix-la c’aurait été de la folie, en définitive le plus indécent était peut-être qu’il soit demeuré en vie si longtemps, un enfant qui ne servait a personne, il se lavait les fesses chaque matin pour faire croire qu’elles débordaient de sperme comme s’il ne chômait pas mais il n’y avait aucun dupe et la seule conséquence était de rendre son cul impeccable, on n’aurait jamais pu deviner que des merdes passaient par la, et on s’en allait dégouté car si l’amour est juste un trou inodore autant agiter sa bite dans les serrures, ca aveuglera les indiscrets.
par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Jeudi 23 août 2007

C’est le surnom donné dans certains cercles a l’émir de Dubaï que la presse ne mentionne jamais que sous la forme respectueusement complète de : 

His excellence Sheikh Mohamed bin Rachid Al-Maktoum, ruler of Dubaï, vice-minister and minister of finance of the UAE.

Un peu comme si on ne pouvait mentionner la reine Elisabeth que sous l’integrale description de « son altesse royale Elizabeth of Windsor, reine du Royaume-Uni, du Canada, d’Australie, de Nouvelle-Zélande, de la Jamaïque, de la Barbade, des Bahamas, de Grenade, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, des îles Salomon, des Tuvalu, de Sainte-Lucie, de Saint-Vincent-et-les Grenadines, d’Antigua-et-Barbuda, du Belize et de Saint-Christophe-et-Niévès, chef du Commonwealth, gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre, Seigneur de Man et le Chef suprême de Fidji, etc. »

P.S. etymologique : « émir » veut dire « maitre, souverain ». Il a donné « amiral » (mot issu d’une locution arabe qui signifie « maitre de la mer » avec l’article « al » qui est resté et « mer » qui est tombé a l’eau… façon d’parler). Mais pourquoi traduire « émir » en ruler ? Cela serait plus précis de le laisser tel quel dans le texte.

par remi publié dans : Emir Remi
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Mercredi 22 août 2007
Podle najemni smlouvy, nemuzeme mit psa. Takze pes, bohuzel, nebude.
par remi publié dans : Minuly tyden - La Semaine derniere
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Mardi 21 août 2007

Si je devais faire la liste des dix ou douze livres les plus importants du monde occidental, qu’y mettrais-je ?

1. La Bible de Gutemberg

À tout seigneur tout honneur : comme expliqué ci-avant, le premier livre se doit d’être la version latine imprimée par Gutemberg, fondatrice de l’imprimerie de la diffusion du livre.

2. Déclaration universelle des droits de l’Homme et du Citoyen, œuvre collective de l’élite politique française de la fin du XVIIIe siècle

Avec ce document phare aux prétentions universelles, on fait d’une pierre deux coups et ouste la Magna Charta et ouste le discours-fleuve de Wilberforce sur l’abolition de l’esclavage.

La Déclaration fonde une triple révolution du droit :

- il émane du peuple et s’abstrait de l’arbitraire du souverain (fut-il éclairé par les Lumières)

- il émane du peuple et s’abstrait de la référence au divin (les pays du Golfe Persique, celui dans lequel je vis maintenant en particulier, n’ont pas encore fait leur aggiornamento en la matière et se soumettent à la Sharia coranique)

- il émane du peuple et se fonde – rationnellement – sur ce que les économistes définissent comme l’atteinte d’un optimum de Pareto : la maximalisation du bien-être de la communauté générale.

3. Les Éléments d’Euclide et la rationalité mathématique

Bon, Euclide s’est planté sur son septième postulat. Mais qui ne l’aurait pas fait au IIIe siècle av.-JC ? Même le grand Newton n’y a vu que du feu !... Ce n’est pas Newton et les Principia mathematica qu’il faut célébrer, c’est le fondateur même des mathématiques, cet art formel, pur, géométrique et absolu, j’ai nommé Euclide et personne d’autre, le rédacteur des treize livres des Éléments.

Ce qu’Euclide fonde, plus que les mathématiques (il compile et organise le savoir de son temps), et plus importante que les mathématiques elles-mêmes, c’est la rationalité occidentale : « les treize livres des Éléments présentent un enchainement de propositions et de démonstrations qui s’appuient que sur des propositions déjà démontrées ou a des postulats (…) Les énoncés sont ainsi formules avec une généralité caractéristique qui semble sans précédent, notamment dans les mathématiques babyloniennes ou égyptiennes, basées sur des exemples réalistes, concrets. » explique doctement mon Dictionnaire d’histoire et de philosophie des sciences.

4. Articles publies par Albert Einstein, en 1905, dans les Annalen der Phyzik

Le monde dans lequel nous vivons, plus que Galilée ou Newton, est redevable a Albert Einstein d’avoir permis de le repenser. La relativité générale va bien au delà de E=mc2, ce qu’elle apporte aux XXe et XXIe siècles, c’est d’infirmer la phrase tautologique de Gertrude Stein (je cite de mémoire) « les choses sont ce qu’elles sont et du moment qu’une chose est, c’est largement suffisant », de forcer des milliers de penseurs à penser out of the box, a libérer la créativité humaine du carcan de la tradition.

Tout est relatif…

5. Das Kapital de Karl Marx

Le libéralisme économique aurait existé sans Adam Smith. En revanche, foin de socialisme ou de communisme sans Marx. On peut dire ce qu’on veut de l’échec patent du léninisme, version délétère du socialisme prévu par Marx. D’aucuns pensent que le socialisme de marché, tel qu’il est vécu en Occident, est le véritable avatar de la vision d’un penseur qui s’est battu pour un monde plus juste.

Plus que De la Richesse des nations, Das Kapital mérite une place au panthéon des livres les plus importants. Sinon au niveau économique, du moins au niveau politique - l’un n’allant pas sans l’autre.

6. Orbis sensualium pictus de Jan Amos Komensky

Que serait le Livre sans sa marraine, la pédagogie ? Que serait la diffusion du savoir dans un monde illettré ? Jan Amos Komensky, plus connu sous son nom latin de Comenius est le fondateur de la pédagogie, cette science de l’apprentissage du savoir, avec son Orbis sensualium pictus.

Ce tchèque protestant, exilé de sa patrie par la Contre-Réforme catholique et hébergé par une Hollande calviniste et tolérante est, devrait être, un héros universel. A peine débarrassée de la domination habsbourgeoise, la Tchécoslovaquie a mis ses maximes et son portrait sur tous les frontons, dans toutes les salles de classe des écoles du pays, toute l’Europe devrait faire de même.

7. De l’Origine des espèces de Charles Darwin

En ce qui concerne la biologie, la paléontologie, la génétique, oui, je pense qu’on peut laisser Darwin au pinacle du penseur le plus influent.

8. Livre IX de la Summa de arithmetica, geometria, de proportioni et de proportionalita de Luca Pacioli

Que serait l’Occident, son industrie, sa richesse, sans cette invention vénitienne ou lombarde de la comptabilité en partie double diffusée par le livre du moine italien Luca Pacioli et du livre neuf de sa Summa de arithmetica, geometria, de proportioni et de proportionalita ou il expose les principes de la comptabilité en partie double ?

9. Les règles de l’association de football, œuvre collective de membres de l’élite anglaise de l’époque victorienne

Ici, reconnaissons le génie britannique dans le domaine du sport. Le foot est LE sport universel.

10. À la Recherche du temps perdu de Marcel Proust

Le roman, cette merveilleuse invention de la créativité humaine se doit de figurer dans la liste des livres les plus importants. Dans le genre, la France est une maitresse incontestable. Mais qui choisir parmi nos grands auteurs ? Les plus grands : Honore de Balzac ou Emile Zola ou Victor Hugo ? Les précurseurs : Cervantes, Voltaire ou Choderlos de Laclos ?

Mon choix personnel va à Marcel Proust qui, dans une œuvre magistrale, en quelque sorte, clôt l’épopée du roman.

(and no, Stephen King does not deserve to be on the list)

11. Un livre de médecine

La liste ci-dessus est très anglaise : les sciences pratiques et le droit y prennent la part du lion. Rien sur la médecine. C’est connu, nos voisins britanniques sont coincés du corps (sauf pour le sport mais qui y est perçu comme un art de combat plus que comme un moyen d’expression corporelle. Sans les avancées de la médecine, notre civilisation occidentale ne serait pas ce qu’elle est. Mais j’avoue mon ignorance. Aidez-moi. Quel est le livre le plus important en la matière ?

PS : très britanniquement, le livre de Marie Stopes, Married Love, cité par l'auteur des 12 books that changed the world en seconde position, n’est pas un livre dédié au bonheur de l’amour conjugal et sur le fait de faire l’amour mais précisément sur le fait de ne pas le faire et d’éviter d’avoir des enfants.

12. Une partition de musique ou un livre de cuisine

Will se lamentait avec justesse, sans doute, que ni le Royaume-Uni, ni les Etats-Unis n’aient produit de grand musicien : l’éthique protestante du capitalisme ne valorise pas les plaisirs, qu’ils soient de l’oreille ou de la bouche.

Une partition de musique ou un livre de cuisine (Brillat-Savarin ? Escoffier ?) méritent amplement de figurer au panthéon de la production écrite occidentale.

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Lundi 20 août 2007

La question est de Jan alors que nous discutions de ma dernière lecture en date, 12 Books that changed the world, un petit livre facile à lire et très mal nommé puisque le monde en question correspond assez ethnocentriquement au monde britannique : toutes les références sont, sans exception anglaises. Sans commentaire. Listons :

1. Principia mathematica d’Isaac Newton

Newton est un génie. Mais il n’est pas le seul. Dans la sphère mathématique, Euclide, fondateur de la rationalité grecque et par conséquent occidentale, mérite une première place. Albert Einstein, dans la sphère physique est le grand révolutionnaire de notre monde contemporain.

2. Maried Love de Marie Stopes

Marie Stopes est l’initiatrice du planning familial, celle qui rendit possible, quelques décennies plus tard, l’usage de la pilule contraceptive.

3. Magna carta, œuvre collective de la haute noblesse anglaise du Moyen Âge

Le Royaume Uni est l’un des derniers pays au monde a ne pas avoir de constitution (et cela pose probleme : Gordon Brown en fait l’un de ses projets politiques qui, potentiellement, plus que tous les efforts de Tony Blair pour un New Labour et une New En gland, posera les bases d’une reforme en profondeur de ce pays). D’où l’importance cruciale, pour ce pays de ce texte fondateur qui limite les pouvoirs du souverain. Cruciale pour ce pays, mais pour le monde ?

4. Les règles de l’association de football, œuvre collective de membres de l’élite anglaise de l’époque victorienne

Si l’on considère l’importance mondiale prise par le football, ce fascicule mérite amplement de figurer dans la liste des douze plus importantes publications au monde.

5. De l’Origine des espèces de Charles Darwin

De l’Origine des espèces a véritablement révolutionné la biologie, l’écologie. Le combat pour la vérité scientifique, initié par Charles Darwin est toujours d’actualité a l’heure ou dans certaines écoles, dans certaines universités de la première puissance économique (et intellectuelle) mondiale, j’ai nommé les Etats-Unis, le créationnisme est encore enseigne comme une théorie viable.

6. De l’Abolition de la traite des esclaves par William Wilberforce

Ce discours d’un membre du parlement britannique en 1789 a entraine la suppression de la traite en 1807 et selon les livre, un effet de dominos qui aboutit a la guerre de Sécession. Personnellement, j’en doute mais bon.

7. A Vindication of the Rights of Woman de Mary Wollstonecraft

Ce livre, en 1792, est considéré comme la base du droit de vote des femmes et du mouvement des suffragettes. Dans la mesure où, intellectuel féministe convaincu, j’ignorais tout de ce livre et de son auteure, je doute de son importance mondiale.

8. Experimental researches in Electricity de Michael Faraday

Faraday est un grand scientifique et un grand vulgarisateur scientifique. C’est un passionnant chapitre de ce livre que de suivre le succès de ses conférences sur l’élite victorienne de son temps.

9. Patent specification for Arkwright’s spinning machine

Ca n’est pas un livre mais un dépôt de patente. Pas n’importe lequel : celui qui lança la révolution industrielle. C’est très britannique, au fond, ce cote pratique, industrieux. Pas intellectuel pour deux sous.

10. The king James Bible, œuvre collective des Juifs (et de Dieu ?), traduite par des érudits anglais

La, le nombrilisme britannique frise l’aveuglement : une bible en anglais qui enterine l’anglicanisme et le protestantisme (déjà vieux de quelques longues décennies qui plus est). Je choisirais plutôt celle de Gutemberg, œuvre capitale en ce qu’elle marque les brillants débuts de l’imprimerie et, par conséquent, celles du Livre en Occident.

11. De la Richesse des nations d’Adam Smith

Adam Smith n’a rien inventé, il a en revanche compilé de manière totalement lisible et convaincante le savoir économique de son temps, se faisant le héraut de ce qui s’appellera le libéralisme économique.

12. The first folio de William Shakespeare

Le grand Bill est un des génies incontestés du théâtre. C’est le seul ouvrage littéraire de cette liste des livres qui ont changé le monde. Est-ce juste ?

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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Dimanche 19 août 2007
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Les demenageurs sont arrives aujourd'hui (dimanche et premier jour ouvre de la semaine) pour livrer les meubles. Quelques petites surprises: les bougies, par la chaleur hyper-tropicale qu'il fait dans les entrepots, ont fondu; les douanes ont inspecte les cartons et, les regulations religieuses en vigueur aidant, me prient de me presenter la semaine prochaine pour resoudre le probleme qu'elles ont avec certains elements (a priori, leur donner mon feu-vert pour la destruction de livre ou de DVD qui ne leur plaisent pas ).

Affaire a suivre...
par remi publié dans : Emir Remi
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