Vendredi 28 septembre 2007
Je tombe un peu par hasard (je relisai ce que Cedric et moi ecrivions il y a un an) sur ce poste que j'avais oublié et je me dis qu'il faudra que je ressorte le jeu de mot en temps et heures...

Me: Is dinner confirmed tonight at 9pm a Oliva?
Him: Yes it is and I'm bringing a date.
Me: A date!? OK, so I'm bringing an olive to keep with the mediterranean theme.
Oliva est un restau gastronomique italiano-provencal.
par remi publié dans : humour humeur hmmm...
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Vendredi 28 septembre 2007

Dans le Monde du 13 septembre, Johann Chapoutot, historien, enseignant-chercheur à la Sorbonne, publie un édito-opinion que je trouve intéressant.

Dans Les Croisades vues par les Arabes, Amin Maalouf développe dans un dernier chapitre, une réflexion sur l'inversion de la domination de l'Orient sur l'Occident. Selon lui, l'une des raisons du déclin relatif du monde arabe, dont la civilisation au Moyen Age est indéniablement plus avancée que celle en Europe est que le droit arabe est soumis au fait du prince. Il y a dans le monde méditerranéen une soumission (Islam signifie "soumission") au pater familias, au chef de clan, au chef de l'État, etc. (relire a ce titre ce poste sur la déférence servile envers le maitre de Dubai)
Ce qui est valable pour le droit l'est pour l'économie qui ne peut se développer dans un monde ou l'arbitraire regne en maitre et ou la soumission a la tradition est la regle. Si Dubai et les pays du Golfe Persique sont parmi les plus prosperes de la planete, c'est du au pétrole, au gaz, a la main d'oeuvre indienne, a l'expertise euro-américaine et nullement a l'arabité ou au génie des habitants de la région.

On lira cette éditorial en ne pouvant s'empécher de penser que Rachida Dati, toute beurette intégrée et ministre de la Justice qu'elle soit, n'a pu résister a l'inconscient culturel méditerranéen dont elle est issue. Or le respect "suprême" au chef est insoluble dans la démocratie. Égalité, fraternité et liberté ne sont pas des vains mots en France...

L'inquiétant amalgame de Rachida Dati

A en lire le journal Le Monde du 6 septembre, la garde des sceaux avait déclaré que "la légitimité suprême, c'est celle des Français qui ont élu Nicolas Sarkozy pour restaurer l'autorité. Les magistrats rendent la justice au nom de cette légitimité suprême". La première chose qui dérange, dans cette déclaration, c'est le syntagme "au nom de". L'on croyait naïvement que les juges rendaient la justice en légalité, c'est-à-dire en droit, un droit que l'on ne peut mettre en concurrence avec une quelconque "légitimité suprême", par ailleurs inexistante en droit français.

Il y a certes une légitimité, qui est celle du suffrage universel. Cette légitimité, qui, d'ailleurs, se passe fort bien d'adjectif, habilite le président et son gouvernement à présenter au Parlement des projets de loi. Ces projets peuvent être amendés ou rejetés par le Parlement. Ils peuvent ensuite être censurés par le Conseil constitutionnel, qui doit en évaluer la conformité aux menues incongruités que sont la Constitution et tout ce qui forme le bloc de constitutionnalité : la déclaration des droits de l'homme et du citoyen, le préambule de 1946, les principes généraux du droit, les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, toutes choses qui, semble-t-il, interdisent à une loi d'être rétroactive, à un juge de juger un irresponsable et à un garde des sceaux de tenir des propos si contraires à sa dignité.

L'adjectif "suprême", remarquons-le du reste, est évité en droit, où on lui préfère ceux de "haut(e)" ou de "supérieur(e)". Ces subtiles distinctions seront sans peine balayées par un coup de menton vigoureux face à des caméras gourmandes massées devant un perron du 8e arrondissement : arguties de juristes et vaines querelles sémantiques, dira-t-on entre deux annonces d'une législation nouvelle pour juger les fous et pour créer des centres fermés à vie pour les délinquants sexuels. Or la République se méfie des superlatifs et des absolus, tout ce qu'exprime, précisément, l'adjectif "suprême". Quand on se livre au petit jeu des déclinaisons, on obtient des combinaisons intéressantes : s'il y a une légitimité suprême, il y aura peut-être, sous peu, une "volonté suprême", un "impératif suprême", voire, qui sait ?, un "chef suprême".

Mme Dati réussira-t-elle le tour de force d'être la Claude Allègre des magistrats ? Encore M. Allègre jouissait-il, dans sa matière, les sciences de la terre, d'une indiscutable compétence, celle d'un grand chercheur. A l'entendre, cela ne semble pas être le cas de Mme Dati qui, pour avoir été brièvement magistrate, n'en feint pas moins d'avoir oublié jusqu'aux rudiments de son droit.

Jouer le "peuple" contre les juges porte, dans la novlangue actuelle, le doux nom de "bon sens", pourfendeur justement réhabilité de la "pensée unique". Nous parlerons plus prosaïquement de démagogie et nous nous abstiendrons d'évoquer les précédents historiques regrettables et fort malpolis que nous suggèrent des paroles au mieux malheureuses, au pire inquiétantes.

La garde des sceaux doit se rendre bientôt à l'Ecole nationale de la magistrature, à Bordeaux. Souhaitons que, devant un auditoire de futurs juges, elle revienne sur ses propos, et qu'elle sache réaffirmer avec clarté quelques-uns des principes fondamentaux de notre Etat de droit : séparation des pouvoirs, indépendance de la justice, respect de la Constitution.

par remi publié dans : Emir Remi
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Vendredi 28 septembre 2007

ramadan-smokers-ban.JPG

C'est le ramadan !

Il est interdit de boire et de manger pendant la journée. Dans cette région de l'hypocrisie absolue, cela signifie qu'on doit le faire en cachette, en semi-cachette ou avec les formes - whatever they are.

J'ai pris une photo de la cantine de l'immeuble cachée pendant tout le saint mois du ramadan derriere un voile protecteur - mais la photo était ratée. Cachée aux regards affamés des jeuneurs musulmans mais avec une énorme publicité devant le rideau :

WE ARE OPEN. COME ENJOY OUR DELICIOUS FOOD.

Il est interdit de fumer dans l'immeuble et en temps normal, les fumeurs vont cloper dehors - pendant le ramadan, meme dehors c'est interdit.

Mais les autorités ont installé une petite tente en bois pour cacher les pécheurs (au départ les portes étaient voilées de noir mais quelque claustrophobe les a arrachées). Le panonceau devant l'entrée annonce illogiquement (rappel : fumer est interdit casque-a-pointe)

SMOKING AREA

En temps normal, personne ne se parle sur le perron de l'immeuble - la, la tente crée des conditions de "bonding" et de sociabilisation tout-a-fait spéciales et on y papote volontiers avec des inconnus.

Vive le ramadan !

par remi publié dans : Emir Remi
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Samedi 22 septembre 2007

N'en deplaise à certains, mon blog n'est pas mort!
Please hold the line...

par remi publié dans : Minuly tyden - La Semaine derniere
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Vendredi 21 septembre 2007

The Economist titre en une Why they should stay mais il ne parle pas du tout de nous (j'ai vérifié)
070922-remi-piscine.JPG

Avec la fin de l'été, c'est aussi la fin de la canicule et on peut sortir sur la terrasse et paresser au soleil sans se faire immediatement griller.

Bref, on en profite.
070922-jan-piscine.JPG

par remi publié dans : Emir Remi
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Mercredi 19 septembre 2007

Depuis que Condoleeza Rice a succédé a Colin Powel sous l'égide de George W. Bush

American diplomacy is an oxymoron

par remi publié dans : Rémilitant
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Vendredi 14 septembre 2007

Je sors de l'aéroport de Dubai. Il est deux heures du matin. L'avion qui nous ramenait a la maison, Laurent Marmaille et moi, de Doha, avait une heure de retard ou presque.

Je m'étais garé au long term parking. J'avais dans ma poche un jeton de parking. Je le mets dans la machine pour payer le parking. Pay one hundred dirhams. Merde, la machine prend pas de carte de crédit ! Remerde, je n'ai pas de cash sur moi.

750 metres de marche me reconduisent dans le hall principal de l'aéroport.

Ah! La-bas, je vois un bankomat de HSBC.

750 metres de marche vers le parking. Jeton dans machine. Billet de cent dirhams dans la fente. Billet rejeté. Billet réintroduit dans la fente. Billet re-rejeté. Rémi alors réalise un détail : cet appareil accepte les billets de 5, 10 et 20 dirhams. Et les pieces de un dirham ce qui me fait une belle jambe vu le montant a payer.

750 metres de marche vers l'aéroport a la recherche d'un endroit oú échanger mon argent. J'achète un paquet de cigarette avec mon billet de cent dirhams (j'ai dans la poche un petits billet de dix dirhams que je me réserve pour faire l'appoint).

750 metres de marche (et une pause cigarette, tant qu'a faire) vers la machine pour payer le parking. Payez 100 dirhams. J'introduis mes billets, les uns apres les autres. Le billet de cinquante dirhams est rejeté, une fois, deux fois. Et merde! J'avais oublié, avec la fatigue, la regle de 20, 10, 5 ou 1 dirham. Cinquante est trop gros.

Retour – et 500 metres supplémentaires – vers l'aéroport pour échanger mon gros billet de cinquante contre deux de vingt et un de dix. Le valet du valet parking m'échange aimablement mon billet. Retour vers la machine.

Introduction des deux billets de vingt mais mon billet de dix dirhams, un peu vieux et légerement déchiré est impitoyablement rejeté par la machine apres sept tentatives désespérées et fatiguées dans l'espoir qu'elle aussi, la machine, se fatiguera dans son refus implacable d'accepter mon vieux billet fatigué par des années d'échanges intermanuels. Elle ne se fatigue pas.

Moi, en revanche, je suis tres fatigué. La mort dans l'ame, je retourne vers l'aéroport échanger mon billet. Et comme un bon tiens vaut mieux que deux tu l'auras, j'achete une petite bouteille d'eau minérale a un dirham et cinquante filtz pour faire le plein de billet.

750 metres de marche vers la machine, jeton, billets. Trink, tchic, crac, plouf et la machine rejette mon jeton dument recodé et un mot doux certifiant que j'ai bien payé cent-cinq dirhams (avec toutes ces allées et venues, le prix en a profité pour augmenter au dernier moment).

Voiture, clé de contact, démarrage, quasi-accident avec un mec qui conduit a contre-sens dans l'allée (c'est a la fois le Moyen-Orient et chacun fait ce qu'il lui plait et c'est le milieu de la nuit ou l'attention est au niveau zéro).

Sortie: dans ce pays ou les esclaves sont importés a bon compte d'Inde et d'ailleurs, les portes de sorties du parking ne sont pas automatiques mais actionnées par des sherpas qui encaissent le prix du parking et sont par ailleurs surpris que j'ai eu recours a la machine.

O rage o désespoir, j'ai perdu tant de temps pour rien...

par remi publié dans : Voyage! voyage!
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Jeudi 13 septembre 2007

En prenant l'avion pour Doha, au Qatar, je me rafraichis le visage avec une petite mouillette glacée. Je me dis qu'en Europe on vous les sert brulantes.

par remi publié dans : Emir Remi
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Samedi 8 septembre 2007

J’ai RàB (rien à bloguer); autant faire un copier/coller d’une conversation e-mail avec un avocat du siège d’ER a Paris.


To: B.
Subject: RE legal suite - mistake to correct

Cher B.
J'ai un autre service à te demander: de supprimer la société que j'ai renommée « Z Supprimer »: je ne savais pas comment entrer le partenaire minoritaire d’ER Qatar dans la base de données. Je ne savais pas que les sociétés non-groupe sont entrées dans l’annexe XY...
merci,
r.


To: Remi
Subject: RE legal suite - mistake to correct

C'est fait.
Comme tu l’as compris, à chaque fois qu'il te manque une personne (physique ou morale) dans la base, il te suffit de la créer dans l'annexe XY et tu pourras alors l'utiliser dans l'ensemble des applications.
Si tu as d'autres problèmes n'hésite pas à revenir vers moi ou mieux : propose-moi de venir directement sur place pour t'aider. En effet un peu de soleil ne ferait pas de mal, car à Paris il pleut non stop depuis début juillet…
B


To : B.
Objet RE: RE legal suite - mistake to correct

;-) veinard - ici la pluie est attendue comme le Messie. Plutôt que les "sexy pinups" comme en Occident, le cliché publicitaire est ici quelqu'un* qui laisse la pluie lui dégouliner sur le visage.
* un homme car on ne montre pas le visage des femmes.
À part ca, encore merci de ton aide!...
Remi


To : Remi
Objet Re: RE: RE legal suite - mistake to correct

Vu sous cette angle là, je pense que je préfère garder le mauvais temps et continuer à voir le visage des femmes! :-)
Bonne journée
B.

par remi publié dans : Emir Remi
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Samedi 8 septembre 2007

Dans les pays musulmans du Golfe persique, l’alcool est interdit. Dans un pays ou plus de la moitie de la population est originaire d’un pays non-musulman (et que ladite population est indispensable), il faut trouver des arrangements avec le diable. L’alcool est disponible avec un permis spécial, consommable dans le cocon d’un appartement a l’abri des regards indiscrets musulmans (boire une cannette de bière dans la rue est suicidaire) et/ou livré a domicile par ce que je ne peux appeler autrement que des « dealers ».

Premières bières (c'etait le 22 aout - j'ai mis du temps a bloguer cette anecdote) depuis mon arrivée a Dubaï : j’ai invité mon équipe de comptables dont l’un a un contact avec un « dealer » et nous fait livrer des packs pour une soirée joviale, plaisante et arrosée.

par remi publié dans : Emir Remi
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