merci pick-pocket

Publié le par remi

je rentre a l'hotel, un joli blond discute avec le receptioniste. L'oreille aux aguets, le gaydar en marche, je n'entends que deux phrases mais elles me concernent :
- ... impossible de payer avec l'American Express! mais c'est pas possible...

Je m'immisce dans la conversation, je voulais aussi regler ma note de toute maniere et ma seule maniere de payer depuis qu'un pick-pocket a Budapest a chouravé ma visa, est la carte American Express de la société...

Le blond m'integre avec entrain dans la conversation. Il a un allié de son coté pour s'étonner de ce qu'un hotel ne prenne que Visa et Mastercard et non AmEx...

- si vous n'acceptez pas mon moyen de paiement, est-ce que je peux vous demander d'emettre un facture a la société qui la reglera dans les plus brefs délais.
Je suis du genre a proposer des solutions constructives. Elle est acceptée par l'hotel et le blond va faire de meme.

- tu as un programme pour la soirée? (le "you" anglais est d'une ambiguité délicieuse ni "vous" ni "tu" et les deux a la fois). Je peux te proposer une biere au bar?
Il est du genre social et entreprenant. tout a fait mon genre au demeurant.
- avec plaisir.

Une biere plus tard, on a partagé nos noms et nos curriculum respectifs, deux bieres plus tard, on se met d'accord assez directement, sans fioriture et sans fausse pudeur sur le reste du programme pour la nuit. Elle sera courte d'ailleurs: je dois me réveiller a 4h50 pour prendre un taxi a 5h10 et etre a l'aeroport a 5h50 pour un avion a 6h40.

Ah la belle vie qu'on vit quand on vit la vie qu'on veut!

et je rigole en pensant que si je ne m'etais pas fait détroussé au Goa a Budapest, je n'aurais pas passé une aussi bonne soirée...
A tout malheur quelque chose est bon.

Publié dans Chronique pragoise

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C
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