Nos plaisirs

Publié le par remi

Je relis Nos Plaisirs de P.S. Heudaux, ce petit chef d’œuvre de la littérature licencieuse qui enfonce toutes les limites du genre :

Jérémie n’avait jamais été malin mais cette mort était encore ce qu’il y avait de plus bête car la police des stupéfiants risquait d’y mettre ses inspecteurs, une overdose c’est dans leurs cordes, il a fallu maquiller l’accident en assassinat mais a la longue ca aussi deviendra suspect. Vivant, Jérémie était affreux, ca ne l’empêchait pas de demander les tarifs de Chrétien, résultat il n’avait aucun client et se plaignait de manquer d’affection mais a ce prix-la c’aurait été de la folie, en définitive le plus indécent était peut-être qu’il soit demeuré en vie si longtemps, un enfant qui ne servait a personne, il se lavait les fesses chaque matin pour faire croire qu’elles débordaient de sperme comme s’il ne chômait pas mais il n’y avait aucun dupe et la seule conséquence était de rendre son cul impeccable, on n’aurait jamais pu deviner que des merdes passaient par la, et on s’en allait dégouté car si l’amour est juste un trou inodore autant agiter sa bite dans les serrures, ca aveuglera les indiscrets.

Publié dans Notes de lectures

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