Le voile entre droit, snobisme et masochisme

Publié le par remi

Quand on vit ici, on ne peut pas ne pas penser au voile et a ce qu’il signifie.

Il est interdit d’interdire le voile

J’avais pris parti, lors du débat en France sur l’interdiction du voile à l’école, contre cette atteinte aux libertés civiles.

J’avais déjà passe trop de temps hors des frontières de mon pays natal et je ne comprenais plus le concept français de la laïcité.

Aux Etats-Unis, fondés par des dissidents fuyants les persécutions religieuses, la laïcité constitutionnelle consiste à défendre les Eglises morcelées contre la toute puissance de l’Etat fédéral.

La République française, née de la fronde antiféodale et anticléricale, a inscrit la laïcité dans une lutte contre l’Eglise catholique romaine (mais avec des relents christiano-chauvin quand ca l’arrange, comme le dimanche obligatoirement chômé même pour les juifs ou les musulmans).

Je pensais a l’époque (je le pense toujours) que l’interdiction du voile était raciste (des législateurs franchouillards, forts de leur pouvoir de masse, emmerdent les bougnoules et leurs bougnoulettes), misogyno-paternaliste (des hommes députés a l’assemblée par leurs pairs pensent savoir mieux qu’elles ce que des adolescentes doivent porter) et antilibertaire (bien dans la lignée bushiste de ces dernières années : on brime, on interdit, on s’assoit sur les libertés fondamentales et particulières, on brandit les principes de la sécurité publique (Bush) ou de la défense des principes républicains (le législateur français antivoile), sois belle et tais-toi).

Un signe extérieur de richesse

Ceci dit, si quand bien même je considère qu’il est une erreur constitutionnelle d’interdire le voile dans nos sociétés démocratiques, je n’en considère pas moins que le voile relève du signe extérieur de richesse.

Du snobisme féminin bien plus que du fondamentalisme musulman.

L’obligation de porter le voile précède l’Islam de quelques millénaires. La bible intime aux femmes mariées de cacher leurs cheveux. Les grecs, inventeurs du harem qu’ils appellent gynécée, l’imposent a leurs épouses et les statuettes de Tanagra sont la pour immortaliser la noblesse des Hellènes.

Comme l’étouffant corset, comme les ongles longs et vernis, comme les talons hauts, le voile relève des signes ostentatoires qui sont la pour dire « je suis une femme noble, je n’ai pas besoin de travailler aux champs ou a la maison. »

Le voile n’est pas, monsieur le législateur, un signe religieux, c’est un signe snobinard de prétention nobiliaire.

Du masochisme féminin

Non-pratique et masochiste.

Ici les hommes aussi portent le voile. C’est pratique et cela permet de se protéger le front et les épaules du soleil, a éponger la sueur sur le front (utilité du turban tropical). Les hommes ont un voile blanc et les femmes ont choisi la couleur la plus insupportable au soleil : le noir intégral.

Les femmes en générale et les musulmanes n’échappent pas a la règle, émettent des signes, dans une optique sexuelle darwinienne (relire The Red Queen), doivent convaincre le sexe oppose de ses attraits. La taille généreuse pour porter les rejetons du male, les seins généreux pour les allaiter sont des signes connus.

Plus ca va, plus je suis persuadé que le masochisme est également un signe choisi par les males de l’espèce Homo sapiens dans le choix de leur partenaires. Il en faut suer pour porter un enfant neuf mois, il faut souffrir pour l’enfanter, il faut de l’abnégation pour les élever (et en parallèle s’occuper du mari). Autant choisir celle qui saura le faire sans trop me taper sur le ciboulot en se plaignant toutes les cinq minutes.

Le proverbe dit « il faut souffrir pour être belle ». La beauté en question est ce je-ne-sais-quoi qui rend les femmes attractives (leurs corsets, leurs voiles noirs sous un soleil de plomb, leurs talons hauts à se fouler la cheville) aux  yeux des hommes, le masochisme.

Publié dans Notes de lectures

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Marie 05/09/2007 20:31

Sauf que je ne suis pas sûre du tout que ceci soit valable pour des gamines de 10-12 ans. C'est plutôt une forme de provocation, une manoeuvre des jeunes adultes envers laquelle nous devrions montrer la plus grande indifférence - en apparence.