Éloge de la honte ?

Publié le par remi

C'est un petit billet en réponse a cette question :

je n'ai pas eu le plaisir de lire l'Éloge de la honte mais oui - pour repondre a ta question - je la vois partout dans le petit passage que je commentai un jour et ce commentaire entraina le tien (etc.)

- Décidément, je ne m'en sors pas. Et on ne s'en sort pas. Et l'homosexualité ne s'en sort pas : paillettes ou cuir, nous ne sommes jamais que du théâtre, un show de cabaret, du music-hall, un numéro de Châtelet.

y'a la honte d'etre pédé, la honte d'etre écrivain pédé comme Genet auquel il se compare (pour ne pas s'en sortir ?).

Didier Eribon a écrit de tres belles pages sur l'insulte (contre les pétasses, contre les bougnoules, contre les tantouzes, contre toutes les minorités que le male hétéro méprise pour mieux les dominer) sur l'insulte toujours-déja-la. Tellement puissante qu'elle n'a meme pas besoin d'etre dite pour agir. La honte en est le pendant.

Il faut que j'analyse ca pour ma part (et suite au commentaire de VS sur mon blog) a Prague, j'étais un militant, alpagant ministre de la santé (en 93 ou 94 quand mon ami D développait un sida et n'osait pas aller a l'hopital de peur de se faire ficher et forcer de dénoncer ses amants - les lois communistes étaitent encore en vigueur), envoyant des billets d'humeur aux journaux au moment du passage de la loi sur le partenariat (95 - 2003), montant sur pied, en 2003, une association d'hommes et de femmes d'affaires gay et lesbiens; ici, a Dubai, dans un environnement léthal et puant le mépris, je me terre...

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VS 09/12/2007 19:14

"Se terrer" : ou tout simplement être prudent. Je t'en prie, soit prudent. Concernant RC, mon propos était le suivant: est-ce qu'à force de combattre une honte qui n'était pas la sienne (la honte d'être homo, qui n'est pas la sienne mais celle de sa famille, et particulièrement celle de sa mère), Renaud Camus n'a pas fini par perdre la capacité d'avoir honte et n'est plus capable de reconnaître les moments où il convient d'avoir honte de ce qu'on dit ou ce qu'on fait.Cette question intervient dans un contexte très particulier: je ne supporte plus ses positions sur les musulmans en France, qui loin de chercher des solutions ne pourraient contribuer (s'il avait davantage d'audience) qu'à aggraver les problèmes.

Marie 07/12/2007 20:24

Parlons-en du mâle hétéro qui fustige tous ceux qui ne sont pas lui ; il suffit de le voir dans la salle d'attente d'une maternité, il est lamentable de déconfiture ... et plus du tout mâle dominant !  ;-)) j'ai honte pour eux.

remi 08/12/2007 08:38

c'est vrai que face a l'infini et merveilleux pouvoir de la maternité, aucun mec ne fait le poids.