Will et Fédé spécial dédicace

Publié le par remi

Au départ, on était partis, maman et moi, pour obtenir un permis alcool.

Oui, il faut un permis spécial pour acheter de l’alcool. Condition sine qua non pour l’obtenir : ne pas être musulman.

Comme on ne savait pas où aller pour demander le formulaire pour l’obtention du permis de boire, on est allés au centre commercial Burjuman où un concierge toujours aimable, serviable et souvent intelligent pourrait nous renseigner. Cette fois-ci, on est tombés sur un musulman qui n’avait pas la moindre idée.

- Allez à la police

est, en l’occurrence, une idée qui ne va pas loin.

Comme on était au Burjuman et que maman était catastrophée par une remarque factuelle et limite désobligeante (pour elle) que j’avais faite sur l’inélégance de son sac-ceinture-banane, on s’est mis a la recherche d’un sac-à-main idoine. Elle m’explique le pourquoi de sa « banane » :

- A Nice, c’est catastrophique, les faucheurs te tirent ton sac et si tu résistes, ils le tirent jusqu’à ce que tu le lâches et tombes à terre. Le nombre de petites vieilles avec le bras cassé est pitoyable. Après, terrorisées, elles se terrent à la maison et c’est la descente expresse dans la vieillesse sénile.
- Maman, Dubaï n’est pas Nice. Le coté cool des pays musulmans intégristes [pour les riches rombières], c’est que le vol-à-la-tire n’y existe pas [on y coupe la main des voleurs].

Résultat des courses : un sac Lacoste-a-lot pour maman, une sacoche Paul Smith pour moi (j’ai craqué). Et aussi : un porteclé avec les rayures multicolores typique du créateur londonien. Et encore : une ceinture avec les mêmes raies irisées.

Cela me rappelle le bon temps passé à Londres avec les amigos à dévaliser la boutique de Floral street. J’avais pris une vraie leçon de shopping ce jour-là !

Will et Fede devant la boutique de Paul Smith

Publié dans Chronique pragoise

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