Snob de premiere

Publié le par remi

Je ne sais plus qui dans la blogosphere faisait un poste assez fantastique sur la premiere fois (celle du grand passage dans la vie adulte et sexuée) ou les premieres fois, toutes les petites premieres fois qui fait qu'on a un peu moins d'apréhension apres.

Aujourd'hui, j'ai pour la premiere fois mis les pieds chez un tailleur et je me suis commandé un costume qui sera, inch Allah, pret pour le mariage de mon cousin Jérome. J'ai été mesuré de partout et je me suis offert le costume de mes reves : austérissime, pas de poches extérieures, pas de chichis, noir de chez négrophile, col Mao.

Ma soeur Mana m'apprend que mon oncle n'a invité ni mon pere ni ma soeur Eve. Ni ma mere d'ailleurs. Dans le code moral catholique romain de mon oncle, les divorcés n'ont pas lieu d'etre. Oh well !... Je suis invité ! Preuve que le code moral desdits catholiques-romains a connu un aggiornamento incroyable depuis le temps ou ils brulaient mon engeance.

Qu'on se le dise : j'ai l'air de le critiquer mais j'adore mon oncle et parrain qui est la personne la plus integre que je connaisse. Il avait des livres précieux que mon pere lui avait confié dans le plus grand secret, des incunables et des premieres éditions datant de la Renaissance, et qu'il voulait soustraire au partage des biens communs au moment du divorce. Bon. Ils se sont fachés a mort, papa et mon oncle. Mon parrain, ne désirant pas rendre a son frere des livres dont la valeur dépassait de beaucoup le malingre écot en jeu (un proces entre mon cousin Bruno, le fils de Marie-Bernard et le frere de Jérome qui se marie en avril), me les proposa.

Ils t'appartiennent.

J'ai trouvé ça ultra classe.

Mais ça me mettait entre le marteau patrimonial et l'enclume matrimoniale dans le cadre de l'un des divorces les plus longs de l'histoire de la justice française (juillet 1993 et ongoing) et j'ai préféré refuser. Je ne suis pas dans la possession, moi. Je suis dans l'amour du prochain. C'est sans doute pour cela que mon oncle m'invite. On partage cela lui et moi : on aime inconditionnellement nos proches.

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M
C'est surtout qu'ils reviennent en héritage aux enfants du propriétaire. Toujours compliqué les histoires de succession ...
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