Depuis quand c’est mal de faire le bien ?

Publié le par remi

Je papote au téléphone avec maman. Je lui reproche de moins bloguer.

  • Mais je n’ai rien à écrire.

  • Mais si ! vos élèves, vos sorties, je suis sur que vous avez une vie trépidante.

En fait, elle n'ose pas parler de son dernier projet. Tu vas te moquer de moi...

Elle a une vie trépidante et me raconte qu’elle lance le blog d’une association caritative, de la branche niçoise de Cinq Vingt-Cent de Paul (je crypte un peu le nom de ce grand bienfaiteur pour que Google ne redirige pas vers mon blog égotiste les gens qui recherchent des informations sur la Société caritative qu'il a fondé. Des gens très dévoués. « On a discuté pendant une demi heure de l’achat d’un matelas pour une obese de 120kg. Elle participe à l’achat pour ne pas devoir se sentir totalement assistée. » Ca peut paraitre ridicule a certains mais pour moi, ce sont des gestes totalement louables et qui méritent une place ensoleillée au panthéon de la blogosphère.

Maman écrit très bien, des mails très incisifs et bien enlevés, souvent drôles. Celui ou elle raconte sa visite à l’association pour la crémation m’a bien plu. Dilemme : prendre de la place onéreuse au cimetière ou se faire incinérer (mais on incinéré dans un cercueil donc pas d’économies à attendre de ce cote-la). Et puis l’empreinte carbonique…

Moi, j’aimerais finir recyclé dans une « tour du silence », digéré par des vautours. Mais, comme nous l’apprenait The Economist, lesdits vautours ont été décimés par une endémie dont on vient récemment de comprendre la cause : ils font une allergie mortelle a un pesticide ou une hormone que le bétail ingère (et eux avalent les carcasses ou ce pesticide ou cette hormone s’est accumulé pendant toute une vie). Le gouvernement indien vient d’interdire la commercialisation de cette substance nocive. Gageons que la population des vautours se sera rétablie quand mon tour sera venu.

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