Combattre le mal n’est pas toujours synonyme de bien faire

Publié le par remi

Des économistes ont analysé les dépenses publiques pour la sécurité de l’état et la lutte contre le terrorisme avant et après nine eleven. L’addition est passée de 65 milliards de dollars a 200 milliards par an. Les résultats ne sont pas au rendez-vous.

Le problème avec le terrorisme, c’est que quand vous bétonnez les aéroports, il s’en prend au trains, quand vous sécurisez les trains et le métropolitain, il s’attaque a la rue. Bref, c’est comme le furet : il est toujours la et toujours la ou on l’attend le moins.

Mettre des policiers partout, faire subir des contrôles parfois vexatoires dans les aéroports et les gares, ca rassure le pimpin, c’est politiquement payant (voyez Sarkozy et son passage sécuritaire au ministère de l’Intérieur en tremplin), mais c’est – économiquement parlant – de l’argent jeté par la fenêtre. Interdire les contenants de liquide de plus de 100ml dans les bagages a main, c’est faire chier l’aéro-passager, c’est ralentir l’embarquement a force de vérifications sans garantir que mon voisin ne se balade pas avec une barre de semtex.

The Economist, d’où je tire ces informations, recommande de réorienter les dépenses sécuritaires vers quelque chose de moins voyant mais de plus efficace – selon lui – a savoir de siphonner les circuits de financement du terrorisme.

Et l'aide au développement ajouterais-je - la pauvreté et les inégalités font les frustrés qui veulent faire péter un monde injuste...

Publié dans Homo oeconomicus

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