Dimanche 6 avril 2008

The Economist, mon magazine préféré, publie un éditorial sur le bonheur d'un point de vue politicoéconomique, sous la forme de la critique du livre Gross National Happiness (traduction libre sous forme de titre de ce post) de Arthur Brooks.

Qu'y apprend-on ? Qu'il vaut mieux etre de droite que de gauche pour être heureux. Mais j'aurais tendance à dire que cette dichotomie recouvre aussi celle de l'aisance et que - pour faire simple - les nantis (à ma droite) on plus de raisons d'être heureux que les revendicateurs et les réformateurs d'une société injuste (à ma gauche).

Qu'être parents donne plus de chance d'être heureux en dépit de la responsabilité et du stress supplémentaires que les enfants représentent. Les papas et les mamans américains se déclarent plus heureux que les célibataires ou les couples sans enfants. Là encore, je soupçonne un biais statistique : ceux qui doutent en l'avenir (pas forcément les plus heureux des hommes) seront moins enclins à faire des enfants. Les célibataires - le plus souvent des jeunes adultes qui commencent dans la vie, stress des débuts de carrière, stress de l'inconnu (j'ai personnellement haï mes vingt ans) seront naturellement moins heureux que les trentenaires et plus qui ont déja plus réussi, sont mieux intégrés et... ont des enfants.

Un truc marrant pour l'Européen que je suis (l'enquète est américaine) le fait de croire en Dieu rend heureux (ou fait se dire beaucoup plus heureux). Dieu donne des convictions et une téléologie rassurante.

Même chose pour l'extrêmisme politique : radicalement à gauche ou très à droite fait se dire plus heureux que de ne pas trop savoir quelle est la solution miracle pour sauver la planète, le pays, sa famille et sa peau.

par remi publié dans : lettres mots livres idées
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