Dirigisme économique

Publié le par remi

Le pays dans lequel je vis est fascinant pour l'économiste que je suis. Il y a des taxes, à tous les étages de la production, mais ne s'appellent jamais impôt et rarement taxe.

Il y a les droits douaniers (custom duties), une sorte de capitation perçue sur chaque employé importé dans le pays, pas d'impôts locaux mais des honoraires (fees) perçus pour un oui ou pour un non dans le domaine de l'immobilier (récemment, pour valider les plans de nos bureaux ou on abattait deux cloisons et remplaçait le sol dallé par du parquet + pour valider que les travaux correspondent bien au plan fourni).

Quelqu'un me racontait récemment sa mésaventure : occupant de bureaux spacieux et bien placés, il apprend un beau jour que sa licence commerciale (ah oui: renouvellement annuel de la licence commerciale : "honoraires" de tant a payer) n'est pas valable pour l'endroit ou il est et que s'il veut exercer son activité, il faut déménager à telle endroit. L'émirat de Dubaï est célebre pour ses projets immobiliers et les entreprises sont "parquées" par spécialités (un peu comme dans un souk avec une allée pour les bijoutiers, une pour les marchands de tapis, etc.) Dubai Media City (ou je bosse), Dubai Academic City, Dubai International Financial City, etc. Une fois que l'émir a fini de construire une nouvelle City, zoup!, il faut la rentabiliser et y transférer tous les entreprises du secteur.

La presse parle de l'introduction de la loi qui imposera la taxe sur la valeur ajoutée. Enfin une taxe qui dira son nom... J'attends de lire les documents pour voir á quelle sauce être mangée.

Publié dans Homo oeconomicus

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Marie 30/05/2008 19:39

A défaut de taxe sur les panneaux, j'admire le graphisme érotique du STOP !