un cafe bien noir

Publié le par remi

c'est mon poeme favori tcheque. Honza régulierement me demandais que je lui le récite avec mon accent indécis et mon sourire qui contraste singulierement avec la noirceur des idées.

j'en donne la version phonétique francaise et la traduction

Oudièlam si tchèrny cafè,
tchèrny cafè pièknè do sklenky
Oudièlam si tchèrny cafè
tchèrnè yako moyè myshlenky

Oudièlam si tchèrny cafè,
Nèytchèrnèyshi yak to moujè byt
Oudièlam si tchèrny cafè
Nèbo bych si mohla zastrrèlit

J'vais m'faire un café noir
un p'tit noir, tro'gnon dans sa tasse
J'vais m'faire un café noir
tout aussi noir que mes pensées

J'vais m'faire un café noir
plus noir encore que la mélasse
J'vais m'faire un café noir
ou c'est moi que j'vais corser *

 

* zastrrelit, c'est flinguer, mettre une balle dans la tete, mais c'est ma licence poétique que d'utiliser ce verbe 'corser' en référence au café, d'une part et d'autre part aux tendances terroristo-mafieuses de nos iliens nationalistes poseurs de bombes...

J'ai oublié le nom de la poétesse dépressive. Hélas. Le rythme entetant de ce poeme, sa structure facile a mémoriser en a fait mon viatique au moment de ma depression.

Maintenant que cela va beaucoup mieux - je l'aime encore.

Publié dans Kafkastan

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