Climat antiromantique

Publié le par remi

On se disait, comme ça, sur l'oreiller, á quel point ça fera du bien de se retrouver dans le climat frais des hivers européens.

C'est un truc tout con mais qui me manque énormément - quand il fait chaud, on n'a pas envie de se blottir contre l'autre pendant la nuit. Au bout de dix minutes, on pègue de sueur.

Or moi, j'adore ça le contact physique pendant le sommeil.

Déjà qu'on se voit pas beaucoup (du tout?) pendant la journée.

Si on peut pas rester en contact pendant la nuit...


Et si je devais théoriser dans la continuité de Montesquieu et de sa théorie sur le climat qui affecte le caractère des humains, je dirais que le climat semi-désertique et torride, dans les pays arabes, a très sans doute joué un rôle dans la distance respectueuse ou simplement dénuée d'affection que l'on voit si souvent dans les couples locaux, entre l'homme et la femme.

Pour valider cette thèse, il faudrait étudier - par exemple - l'image de l'intimité du couple et la place de la femme dans la société turque 1) avant : dans les steppes glacées ou recuites de l'Asie, 2) après : dans le bassin méditerranéen de l'empire ottoman. Au XIVe siècle, Ibn Battuta qui voyage en Crimée et rend visite au khan de la Horde d'or est - en tant qu'arabe - profondément surpris de l'attention respectueuse (amoureuse?) que le grand khan prodigue à sa femme ; il est surpris par la liberté des femmes turques (les Turcs viennent tout juste de se convertir à l'Islam et n'ont pas encore adopté les coutumes méditerranéennes du harem et du voile).



Bref, tout ça pour dire que j'ai la nostalgie des nuits où l'on se blottit sous la couette pour se tenir chaud.

Publié dans Chronique dubaïote

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Alice 18/10/2008 21:58

Très intéressante idée, cette histoire du (manque de) contact.

Marie 17/10/2008 08:57

Il faudrait se trouver une petite grotte bien fraîche, parce que, si on en croit les annonciateurs du réchauffement climatique, on n'a pas fini de coller et c'est très désagréable ...