Au pays de la presse contrôlée, la rumeur est reine

Publié le par remi

Les Émirats arabes unis ne sont pas - et c'est un euphémisme - une démocratie. Chaque émir règne en maitre plus ou moins absolu dans son émirat. Quelques lois fédérales lient le tout dans un ensemble très lâche.

 

La presse appartient, de près ou de loin, à l'une des familles régnantes ou à des gens qui ont gros a gagner à être bien avec le pouvoir (absolu).

 

Cela a un côté kafkaïen parfois. Et donne l'impression de se retrouver dans une sorte de richissime démocratie populaire soviétique. Récemment, et j'en parlais, les rumeurs couraient sur la faillite ou non de l'émirat de Dubaï. La communication dans la presse, a été plus qu'amateure, défensive, floue, imprécise, redondante et contradictoire dans la redondance. Un cas d'école des choses à ne pas faire.

 

- la dette consolidée de Dubaï se situe entre 43 et 120 milliards de dollars.

 

Rien que ça comme fourchette.

 

- nous avons assez de richesse pour couvrir toutes nos obligations financières

 

sans précision ; sans doute pressés par la rumeur enflante, de préciser, quelques jours après, le ministère de l'économie communique sur le sujet :

 

- les biens consolidés de l'Émirat se montent à 350 milliards de dollars

 

mais aucun détail sur la répartition du montant entre investissements, actifs financiers relativement liquides pour faire face aux échéances, etc. Je les soupçonne d'avoir absolument tout mis dans ce chiffre. Y compris les investissements routiers et le métro pas fini.

 

- Bah oui ! Si on privatise les routes, on peut en tirer un bon paquet non ?

Publié dans Chronique dubaïote

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