50 milliards et des brouettes

Publié le par remi

Qui ignore encore le dernier scandale de Wall Street et l'évaporation de 50 milliards de dollars du fond de Bernard Madoff ?

Sauf erreur de ma part, le fond d'investissement de Madoff n'était pas ouvert aux petits épargnants mais aux grandes fortunes et aux zinzins (les z-investisseurs z-institutionnels de la finance) qui ont les moyens et l'expérience de séparer le bon grain de l'ivraie.


Il y avait deux camps, ceux qui se disaient "c'est trop beau pour être vrai" et ceux qui ne voulaient pas rater le coche d'un fond qui promettait bon an mal an entre 7 et 11% de profit. En fait, un fond d'investissement de cette taille ne peut que très difficilement faire mieux que le marché - les rendements offerts puaient l'arnaque à plein nez et nombreux sont ceux qui ne s'y sont pas trompés.

 

Le Monde cite Harry Markopolos, un concurrent de M. Madoff, qui a donné l'alerte. Incapable de répliquer les mêmes performances que son rival, il a envoyé un courrier à la SEC, le gendarme américain de la Bourse. "Madoff Securities est le plus gros schéma de Ponzi", y indiquait-il. La SEC aura mené plusieurs enquêtes en 1992, 2001, 2005 et en 2007. Sans toutefois rien découvrir (ça, c'est bizarre).

Et donc, ceux qui ont perdu dans cette affaire (à l'exception des petits épargnants mais je ne pense pas qu'ils aient eu accès audit fonds) avaient les moyens intellectuels et/ou financiers, en tant que spécialistes de la finance ou richissimes investisseurs, de ne pas tomber dans le panneau. Seul l'appât du gain les a aveuglés.

Publié dans Homo oeconomicus

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Francis 16/12/2008 13:19

Après les pauvres, lésés par les subprimes, les riches aussi se sont fait berner.A deux différences près 1°) Ils leur reste tout de même beaucoup d'argent donc c'est pas si grave  2°) Ils avaient les moyens de se défendreUne vérité comme "un fond de cette importance peut très difficilement faire mieux que le marché" saute aux yeux de l'homme raisonnable qui a étudié la bourse pendant une heure de temps.C'est cruel et dégueulasse, mais je n'arrive pas à m'empêcher de sourire à l'idée de tous ces riches qui se sont fait plumer.Seule ombre au tableau : les fondations artistiques qui lui avaient confié des fonds...

Raymond Chermat 16/12/2008 10:16

Bonjour ! J'ai pensé que ceci pouraît vous intéresser. A+
Lundi 15 décembre 2008

CRISE ET MATHEMATIQUES

   A l'école je n'ai pas appris grand chose à propos d'argent, ce n'était pas au programme du certificat d'études primaire. Et apès ? Faut-il, encore aujourd'hui, attendre L'ENA ?Depuis le CEP j'ai fait beaucoup d'efforts pour tenter de comprendre où se situe dans nos neurones cet indispensable moyen pour vivre  et , qu'y fait-il comme bien et / ou mal. Plus de mal que de bien ?   Je me suis attaqué à la théorrie quantitative des monnaies écrite par Pierre Bezbakh ***. Il s'agit de la théorie d'Irving Fisher. Essayez pour voir !  Et répondez-moi !   M x V = P x T dans la quelle M représente la masse monétaire en circulation, V la vitesse de la circulation de la monnaie - une même unité monétaire pouvant parcourir plusieur fois le circuit des paiements durant une période donnée -  P le niveau général des prix, et T le volume des transactions à assurer. Une définition plus large de la masse monétaire déboucha sur l'expression ; M x V + M' x V' = P x T, qui distingue les espèces en circulation ( M ) des dépots ( M' ), chaque composante de la masse monétaire globale ayant une vitesse de circulation propre - respectivement V et V' -   Où se place la corruption dans cette théorie ? Les milliards par - ci, les milliards par-là et caetera.   Ajoutons à cela le langage qui trotte dans l'esprit des argentiers du monde, mouvements internationaux des capitaux, perspectives de profits, efficacité des capitaux provoquant un des redoutables effets secondaires, à savoir la possessivité - libido dominanti - . Commment ne pas concevoir comme inéluctable le fait que la corruption trouve son paradis dans tout ça ?   Et, inéluctablement les crises se succéderont puisque l'argent est une drogue qui n'échappe pas à l'addiction - état de dépendance -.*** Pierre Bezbakh, Inflation et déflation, dans la collection Repères éditions La Découverte, 1990     Emblavons le bon grain !                                                                         Raymond Chermat
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remi 17/12/2008 06:27


je vous ai repondu sur votre blog.


lalige 16/12/2008 09:19

Sarkozy pense qu'en moralisant l'économie, en construisant des regles pour le marché mondial dérégulé, il pense donc que le futur devrait être radieux. Mais c'est faire l'impasse sur les canailles, les fous, les menteurs, les incompétents, les fraudeurs de bonne foi, bref faire l'impasse sur le mauvais coté d'un bon nombre de financiers cupides. libéralisme, oui bien sur, mais les canailles sont libres aussi