Pauvres petits pays richissimes

Publié le par remi

ours et taureau, symboles de la baisse et de la hausse en bourse

 

Je me souviens de lire dans la presse locale - émiratie, s'entend - au moment où la crise financière commençait à se généraliser, que tout allait très très bien et qu'on était à l'abri de la crise parce qu'on avait le pétrole et des réserves de cash si monumentales qu'on allait pouvoir surfer sur la vague de la crise sans encombres, en s'enrichissant même puisque cela allait permettre des acquisitions à bon compte.

 

Le problème de la crise est principalement du à un excès de cash.

 

Résultat des courses, ces pays où le cash est encore plus abondant qu'ailleurs se retrouvent dans une situation encore pire qu'en Occident et les bourses y périclitent :

place boursière et principal indice évolution par rapport au 1.1.2008
Dubai DFX -72,4 %
Arabie saoudite -56,5 %*
New York - Dow Jones -33,8 %
London - FTSE 100 -31,3 %
Franckfurt - DAX 30 -40,4 %
Paris - CAC 40 -42,7 %
Mumbai - BSE sensex -51,9 %
Shangai - SSE -65,2 % **

 

* après un crash - déjà - en 2006
** après une bulle spéculative qui avait vu des augmentations annuelles de 100% et plus en 2006 et 2007.

 

Sources : Gulf News, impayable dans ses titrages positivistes : Gulf stocks end on positive note. BBC News, plus factuelle et journalistique : Record stock market falls in 2008.

 

Publié dans Homo oeconomicus

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Marie 02/01/2009 17:23

Et l'ours s'incline devant le taureau ... toujours des symboles. "Titrisation positiviste" je vais devoir chercher la définition du premier mot pour comprendre le sens des deux !!! Tu me fais penser à mon fils aîné qui s'évertue à faire jaillir les souvenirs de nos mémoires.

remi 06/01/2009 05:04


tu as raison, j'ai changé en "titrage", plus orthodoxe et attesté. La titrisation est un terme financier, pas journalistique.