Dansons sur un volcan

Publié le par remi

Dubaï s'enfonce dans la crise et les nuits n'ont jamais été si brillantes, si folles, si gaies, si légères, si dansantes, si arrosées.

C'est un peu comme si, ayant perdu son job, sur le point de le perdre ou ayant peur de le perdre, tout le monde ne songeait qu'à oublier, à faire la fête, à cueillir le jour en plein minuit. À jouir de la vie dans la nuit moite.

Avant-hier, avec George, Sharbel, Steve, Michael, Edwin, Zyad and co, Pink party sur le toit-terrasse du Royal Ascot. Endroit très lounge, immenses canapés dont certains recouverts d'un dais et de légers tissus qui cachaient opportunément les baisers volés qui s'échangeaient. Des couples illégitimes (aux yeux de la chariah encore en vigueur partout ailleurs) s'enlaçaient sur la piste de danse enherbée de synthétique gazon vert-fluo.

L'alcool coulait à flots des bars designs. Une piscine d'un bleu irréellement paisible n'attendait que les débordements de soulards pour clapoter d'aise.

On se croirait à Ibiza.


 

Je suis parti tôt, vers les trois heures. Un quart d'heure après mon départ, un accident a failli endeuiller la fête : l'ascenseur -surchargé de fêtards imbibés- a décroché de six étages pour se retrouver coincé par des taquets de sécurité entre le premier et le second sous-sols. Mon ami Shaun était dedans et rapporte que plus de peur que de mal. Police, ambulance, mais pas de descente de police sur la fête au dessus qui continuait comme si de rien n'était. Dubaï, plus que jamais, tient à préserver sa réputation de havre de tolérance dans un Moyen-Orient (pardon, une Asie du sud-ouest) explosif.

Leçon pour la prochaine fête : prendre les escaliers en colimaçon au retour sur terre.

Publié dans Chronique dubaïote

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Mana 14/03/2009 21:05

Robin cuisine en bas et des odeurs voluptueuses d'épices montent jusqu'ici. Ce soir j'ai envie d'un peu d'alcool, de m'imbiber comme une éponge. Je vais m'offrir un petit verre de Porto pour commencer. Je pense à toi. Bises Mana

Marie 14/03/2009 19:43

Et surtout se le répéter en montant, parce qu'après on a vite oublié, parfois, où l'on est ! Tu es très sérieux, je m'en doute.