Bastille day - noblesse oblige

Publié le par remi

Sur les pelouses de l'ambassade de France, Fede me présente au prince et a la princesse Lobkwitz. Grace a Fede, j'avais une cocktail conversation toute prete sur le temps qu'il faisait a Paris le 14 juillet 1789, j'avais aussi lu Wikipedia et pouvait réfuter le fait que ce fut une journée sanglante.
- Pas tant que ca, objectai-je a la princesse, c'est largement Michelet dans une vision romantique de la Révolution qui en a fait une journée clé et sanglante.
- Vous comprendrez que je ne porte pas la Révolution dans mon coeur. Mais je ne suis pas du tout royaliste et patati et patata, la conversation était lancée a batons rompus, civile, courtoise, polie, cultivée (la Révolution francaise, l'exil de la noblesse tcheque sous le communisme, la restitution des chateaux de la famille Lobkwitz, l'exemple des de Misko, une famille noble lorrain qui suivit Francois de Lorraine a Vienne, obtint honneurs et titres en Europe Centrale, des terres en Hongrie et qui, la révolution bolchevique et Bela Kun menacants en 1918, se réfugia dans son château lorrain d'Helfed'ange qu'elle avait gardé au dela des siecles, l'Europe comme espoir, la monarchie Austro-hongroise comme antique exemple d'intégration tolérante des minorités, etc.).

J'adore cette princesse d'origine francaise dont le mari est sénateur et qui est plus fiere de ses enfants (banquiers d'affaires pour Morgan Stanley et/ou Goldmann Sachs pour les uns, éveque catholique pour l'autre) que de ses ancetres (Wikipedia m'apprendra plus tard durant le week-end qu'elle est une descendante en ligne directe de Hugues Capet) ou de ceux de son mari (une illustrissime famille tcheque).

Publié dans Mutatis mutandis

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