Franco-allemand : du « couple » à l'oxymoron

Publié le par remi

L'adjectif franco-allemand ronronnait cordialement.

 

Il est en passe de devenir un oxymore. Économiquement parlant, en tout cas.

 


 

Les critères de Maastricht, la France s'assoie dessus, et pour longtemps.

La dette publique de la France (État, sécurité sociale et collectivités locales) atteint 1 413,6 milliards, soit 72,9% du PIB, annonce l'Insee. Elle a augmenté de 86,5 milliards d'euros au premier trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent, soit de 4,8 points de PIB par rapport à la fin décembre 2008.

 

Le Pacte de de stabilité européen fixe à 60% du Produit intérieur brut la limite autorisée d'endettement public pour un État membre de l'Union européenne.

 

Le gouvernement argue que si le déficit budgétaire et la dette publique explosent, c’est le prix à payer pour empêcher que la plus grave récession que le monde a connue depuis 1945 ne dégénère en cataclysme économique et social. Mais cela n'a pas convaincu la Cour des comptes.

 

Selon les dernières prévisions du ministère du Budget, la dette publique est désormais attendue à 77% du PIB à la fin 2009, 83% du PIB en 2010, 86% du PIB en 2011 et 88% du PIB en 2012, en lien avec l'envolée du déficit public et la crise économique qui frappe la France, l'Europe, les États-Unis et le monde.

 


 

L'Allemagne met la dérive budgétaire à l'index

C'est moins médiatisé, même le Financial Times n'en fait pas de gros titres, mais l'Allemagne se dote d'un arsenal législatif constitutionnel pour mettre la dérive budgétaire à l'abri des tentations populistes et dispendieuses des gouvernements de droite ou de gauche.

 

les Allemands viennent d’introduire dans la Constitution un dispositif qui à partir de 2016, interdit que le déficit public dépasse  0,35% du PIB. Et à partir de 2020, tout déficit public sera purement et simplement prohibé.

 


 

Qui a parlé de politique économique européenne ?

 

Publié dans Homo oeconomicus

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