Bon, bah je vais à l'hôtel

Publié le par remi

Après le chargement et la route, j'arrive à Metz.

 

Papa me reçoit et me montre l'avancement du déblaiement de l'appartement où il peut me loger. Il est sous les combles de l'hôtel de Burtaigne, récemment quitté par un quart-mondiste qui a accumulé une quantité impressionnante de merdes émausiennes dont une grande partie est sur le palier.

 

 

C'est pas la première impression que je vous souhaite le soir de votre déménagement quand, crevé, vous arriverez à destination.

 

L'appart, quoique en voie de déblaiement est encore crade - mais sublime potentiel.

 

 

Bon, c'est pas tout ça mais je suis crevé. Où je dors ?

 

- Là.

 

Me répond mon père sans rire.

 

 

Papa joue depuis quelques années à un jeu très pervers où il interdit l'accès de l'appartement principal de l'hôtel de Burtaigne « tant que votre mère n’y sera pas ».

 

Je plaide l'exception : je suis crevé, fauché, épuisé.

 

Rien à faire.

 

- Je suis désolé papa, je ne peux pas dormir dans ces conditions-là !

- Mais si...

- Bon, bah je vais à l'hôtel... On se revoit demain pour le petit-déjeuner.

 

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