Go cup

Publié le par remi

Je dine hier soir chez Thomas et Dominique, assis entre l'ambassadeur d'un pays franco-anglo-saxon et l'avocat de la fédération internationale de patinage artistique de retour de Varsovie ou se déroulent les championnats européens (on me dit qu'un mignon francais a gagné et qu'un mignon tcheque est son second - je n'ai pas la télé et ne suis pas forcément les nouvelles sportives sur le net, mais je suis heureux d'apprendre que nos deux pays se retrouvent unis sur le podium).

On est neuf a table dont deux Étatsuniens, la conversation roule sur les US (of course), la guerre en Irak, le désastre déja presqu'oublié de l'inondation de la Nouvelle-Orléans suite a l'ouragan Katrina

(ah!... ca y est, je me souviens, on était passé des grands champions de patinage artistique dont Katarina Witt vers Katrina vers la Nouvelle-Orléans que l'un d'entre nous a visité il y a dix ans et dont l'un des deux Étatsuniens est originaire)

La conversation s'étend sur les Go Cup. Ne sachant pas ce que c'est, j'interromps John pour lui demander a quoi ca correspond une go cup.

- well, you are not allowed to walk in the street with a glass in your hand. It might be broken and hurt someone, so they offer a plastic cup at the door of every bar and when you are leaving, you can transfer the content of your glass glass into those plastic cups which are called go cups.

- mind you - ajoute quelqu'un - the doses of bourbon which they pour into your glasses are enormous. You really can't drink it all in one bar...

- it is SOOoooo typical of the absurdity of the US - commente John, dont le nombre d'années passées a l'étranger a aiguisé l'intelligence - you can walk in the street with a gun but not with a glass.

Aparté qui n'a (presque) rien a voir...

Je lis le monde des livres vendredi, une interview d'Arturo Pérez-Reverte, ex-grand reporter et écrivain.

"Le 11 septembre (2001), j'étais a Buenos Aires. Autour de moi, tout le monde s'exclamait "quelle horreur ! Quelle horreur !" et moi je ne comprenais pas. J'ai passé vingt et un ans de ma vie a voir des choses comme ca."

C'était pour les US, un peu la date de la perte de l'innocence et de l'indifférence au monde (je ne sais pas la statistique exacte mais je pense que quelque chose comme 95% des Étatsuniens n'ont jamais quitté le sol de leur pays). Un détail dont je me souviens, les news, a l'époque, montraient la joie explosive (si j'ose dire) de Palestiniens qui chantaient et dansaient suite a la chute des Twin Towers. Je pensai : peut-etre que les États-Unis vont-ils comprendre...

Ils n'ont pas forcément compris. Pas tout de suite. Pas encore. La manifestation des anti-guerres a Washington, samedi, est-elle un tournant ?

L'histoire le dira.

Publié dans Notes de lectures

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