the War of the Worlds

Publié le par remi

Jutka et moi allions voir mardi The War of the Worlds (La Guerre des Mondes) - film jouissif s'il en est, pas tant a cause de la gueule de Tom Cruise parfait en papa loser, qu'en ce qu'il montre cette Amérique obsédée, apeurée, défaite :

- papa, c'est les terroristes qui attaquent?
- ne pose pas de question!

Dialogue parfait dans la bouche d'une Amérique infantilisée et d'un président soucieux d'une impunité (Guantanamo) et de coudées franches (ralonges budgétaires).

Toute réinterprétation cinématographique du célebre roman d'H.G. Welles ne peut qu'etre un miroir tendu a la société qui la gobera. Les extra-terrestres auraient surement lancé des heil! et se serait dandiné avec un pas tres martial et pataux immitant celui dit "de l'oie" des armées hitlériennes si Orson Wells avait fait du ciné en 1938 (il est l'auteur d'un interprétation radio-diffusée qui foutut une panique monstre dans l'Amérique traumatisée par la Grande Crise), dans le film de Spielberg, ils sont ces semeurs de terreur qui attaque une Grande Puissance qui se croit encore innocente et qui pourrait tres bien lancer contre eux une autre War against Terror, toute aussi innefficace que la premiere (celle de 2001) et toute aussi inégale : les aliens sont nombreux, ils sont a nos* portes, ils sont affamés de nos richesses et de nos ressources et savent pertinemment qu'on ne les partageraient pas sans y etre un peu poussés.

Le happy-end du film est une honte destinée a faire des entrées et bercer encore et toujours les illusions des Étatsuniens (écornées cependant - ils ont (dans le film) gagné la bataille et la guerre mais par auto-dissolution d'Al Quaida, pas parce qu'ils l'ont défaite).

* je dis "nos" car cette diatribe anti-US primaire - nous touche autant. L'Europe se croit humaniste, baigne dans une prospérité insolente dont elle n'entend pas partager les miettes avec les bougnoules. Pas étonnant que Londres explose et si Paris est exempt de bris de verres depuis les tristes attentats de Tati et de la rue de Rennes, ca n'est que partie remise.

Publié dans Visuels visionnaires

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