un After en Total Before

Publié le par remi

Un after (after hour club) est une boite de nuit qui ouvre quand les autres boites de nuit ferment et qui accueille les night-clubbers qui veulent encore continuer leur nuit de fete. La samedi dernier, avec Cédric et Pierre, je découvrai le Studio 54.

Basquiat portrait

Ce week-end, Will et Fédérico étant a Londres avec Adam pour un opéra (représentation historique avec des étoiles brillantissimes - sauf que j'ai tout oublié et qui et quel opéra), je ne sors pas: vendredi parce que je suis crevé et que Cédric passe la soirée avec Filip, samedi parce que je passe la soirée a chatter sur le net avec iulius, un ami virtuel de Mures, pres de Cluj en Roumanie et je finis par décliner l'invitation de Cédric de se joindre a lui, Filip et Pierre pour aller a Termix.

Couché avec les poules deux soirs de suite, je me réveille dimanche matin avec le jour (oui, a 5h15!!!) et me demande quoi faire de cet horaire improbable. Normalement, les usuals suspects sortent les week-ends et passent leur matinées dominicales a dormir et récupérer des veilles imbibées, enfumées, dansantes et sociables...

Et pourquoi pas sortir au Studio 54 qui ouvre a cet heure? L'oiseau de nuit que je suis d'habitude, le fetard invétéré que je serai encore longtemps (j'espere) est en manque. Un tee-shirt moulant, un short long, des Campers aux pieds, des lunettes de soleil - je pars équipé pour démarrer le jour avec ceux qui finissent leur nuit. Le soleil se leve, il est 6 heures quand j'entre au Studio.

Les lunettes noires, normalement, les clubbers hard-core les mettent pour cacher aux autres leurs pupilles dilatées par l'ecstasy - la, moi, ma stratégie, étant donné que dans les afters a peu pres tout le monde est hard-core et "perché", c'est l'inverse: cacher que j'ai pas pris d'ecsta, que je suis frais et dispos, que mon énergie est naturelle et ma nuit fut reposante.

Je danse avec un grand plaisir, les nanas sont sublimes, bronzées, maquillées, blondes, dotées de jambes infinies - les mecs sont musclés, imberbes, souriants - c'est la jeunesse dorée pragoise qui s'éclate ici et des jeunes touristes oisifs - ils ont les moyens de financer des conso alcoolisées (ou mieux: des évians) toute la nuit en plus des cachets qui les font tenir, perchés et péchus.

Deux cafés froids, une biere, 6 cigarettes plus tard, je rentre a la maison apres ce petit déjeuner inhabituel, sociologiquement fort instructif, sportif (danse! bouge ton corps!) et relaxant. Il est 8 heures. La ville s'éveille.

Ah la belle vie qu'on vit quand on vit la vie qu'on veut!

Publié dans Mutatis mutandis

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