LLP Bucuresti

Publié le par remi

Notre filiale roumaine est celle qui, pour des raisons historiques, est prioritaires au niveau du controle financier et je lui dois ma premiere visite d'autant plus que jeudi 24 le management du groupe LLP se réunit a Bucuresti. Il réunit Larry, le managing director (MD) de LLP Bucuresti, originaire de Toronto, Bojidar (Dieudonné), MD de LLP Sofia, Zdenek (Denis) MD de Prague, Barbara, MD de Budapest et au niveau groupe, Barbara est américaine d'origine hongroise et apporte avec elle l'enthousiasme et le “drive” américain dans une région qui souffre culturellement et “affairement” (business-wise) de l'impact de 50 ans de communisme ("quoi?!? vendre? Mais ce sont nos clients qui achetent nos produits, non?...") et bien entendu Adam, le fondateur, propriétaire et l'ame de LLP.

Au bureau, je démele l'écheveau des responsabilités redondantes entre les deux sociétés comptables externes a qui a été confiée la tenue de notre compatibilité. L'une est en charge de la compta “statutaire” (les liasses fiscales et les déclarations aupres des autorités), l'autre est en charge de la compta “interne” sur notre logiciel et avec nos codes analytiques de suivi d'activités.

- et pourquoi la comptable “interne”, qui pourtant s'engage contractuellement a prendre en charge la comptabilité statutaire ne le fait pas?

- oh!... parce qu'elle sait que c'est fait par l'autre et parce qu'elle aimerait qu'il y ait un audit fiscal de la part des autorités fiscales avant qu'elle ne prenne cette responsabilité en charge, histoire de vérifier le travail de l'autre...

Dans ce pays, les comptables dictent leurs interprétations des contrats...

Accessoirement, cela me fait plaisir de constater que je peux lire un contrat en roumain, une langue effectivement tres latine... a l'écrit (je reste en revanche incapable de comprendre 2 mots a l'oral – a l'exception de “merci” tres joli dans sa version r_roulé).

Le lendemain, avant de prendre l'avion pour Budapest, je passe chez le coiffeur et m'explique avec les mains: je veux une coupe de cheveux courte “corto” - la coiffeuse prend la tondeuse, ajuste la longueur des lames, bzzzz, entame une large percée blanche mettant a nu le cuir chevelu et me demande “ca va comme ca?” - euh... mais de toute facon la question était largement rhétorique et il est inutile de préciser que je les voulais courts, pas boule-a-zéro...

C'est donc orné d'une coupe a la G.I., limite néo-fasciste que je débarque a Budapest.

Publié dans Chronique pragoise

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P
On dit "scurt", pas "corto"... et pour ne pas se retrouver la boule a zero, on peut dire aussi "scurt, dar nu prea mult". Tout ca pour dire que nous pourrions bien etre a Bucarest l'an prochain. Si tu cherches une controleuse ou une auditrice, Eugenia pourra reviser ses bouquins de compta.
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