Féminisation masculinisante

Publié le par remi

Alice (tient ! elle blogue sur le sujet !) relit le tapuscrit de mon premier roman.

 

Elle a l'élégance de souligner le délice des fautes sans ajouter - ce que je n'aurais pu m'empécher de faire - une pique gentille et ciblée sur le côté freudien de l'oubli du féminin français de "garçon de café".

 

Post scriptum : page 6 "la garçonne", on dit "la serveuse" en français. Je crois que je ne l'ai pas corrigé.

 

De temps en temps (très rarement), tu perds ton français et tu inventes.

 

C'est délicieux.

 

 

café impérial, Praguekavárna Imperial, Prague - cherchez la garçonne

 

Publié dans Linguistique

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Alice 27/03/2010 17:21


Enfin, relativisons, il doit y avoir trois cas en 185 pages...


remi 27/03/2010 18:21


j'attends les deux autres pour les décortiquer


Alice 27/03/2010 17:20


Je n'y ai pas du tout pensé, en fait. J'ai pensé aux années 30, à Louise Brooks.
Le charme de tes fautes, c'est qu'il y a en toi le souvenir sonore des mots: et donc tu écris quelque chose qui approche, à l'oreille. Ce n'est pas le bon sens, mais on comprend.
Dans le cas qui nous préoccupe, j'ai supposé que le mot t'avait échappé, et que tu avais fait au plus logique (comme en tchèque, quoi).


remi 27/03/2010 18:20


ta lecture est exacte.

mais la psyché est multistratique - un mot comme garçonne peut être préféré à serveuse parce que :
1. je ne veux pas me "servir" d'elle
2. je la préfèrerais garçon (de café)
3. j'ai purement et simplement oublié comme dire "serveuse"
4. j'aime créé des mots et jouer avec, la "saveur" de garçonne (surtout que dans le contexte, elle me sert un café) sert mon propos mieux que serveuse ne l'aurait fait...
5. etc. (à compléter)


*eMira 27/03/2010 16:52


Des fautes ? Tu ne vas quand même pas en faire un fromage ...


remi 27/03/2010 18:21


un café si...