L'évangile selon Pilate

Publié le par remi

Le diocèse de Nice ouvre le mois pascal avec la pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt qui était jouée hier soir dans l'église de Saint-Pierre-d'Arène.

 

Ce matin, au petit-déjeuner, j'essaie de résumer pour maman les points forts de la dramaturgie.

 

1. L'angle du scénario doué: Pilate, Romain, est étranger aux "histoires juives" qui se déroulent dans sa juridiction. Pour l'homme moderne (scientifique, capitaliste, agnostique, etc.), l'histoire de Jésus est aussi extérieure. Se l'entendre raconter par un semblable - plutôt que par un croyant - rend Jésus plus proche, plus compréhensible.

2. La mise en scène est très bien servie par les deux acteurs, Pilate et son secrétaire.

 

Elle me résume l'article de Simon Leys dans la revue Commentaire, Des mensonges qui disent la vérité, et sa conclusion défaitiste : « le problème de Pilate n’est pas de déterminer si Jésus est innocent. La réponse est claire. Le vrai problème est que, pour lui comme pour nous, la vérité était devant lui mais il a préféré s’en laver les mains »

 

- C'est facile d'accuser Pilate ! En fait, Jésus a besoin de son désistement pour pouvoir accomplir son propre destin.

- Tu imagines les gros titres : Catastrophe ! Jésus le Nazaréen est innocenté !

- Rebondfissements dans l'affaire du roi des Juifs : Le parquet fait appel de sa relaxe !

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9a/Eccehomo1.jpg

 

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