Considérations philosophico-religieuses

Mardi 19 février 2008

Le groupe auquel appartient (en joint-venture avec une agence française spécialiste de la publicité et des médias) la boite ou je travaille est spécialisé dans le luxe.

L'invitation au séminaire de deux jours a Abou Dhabi précisait :

dress code: smart casual

Ce qui pour moi veut dire :

Faites ce que vous voulez mais de grace évitez les jeans et les shorts.

Je suis arrivé en pantalon de toile écru, ceinture Paul Smith, chemise a carreaux bleu marine sur rayures écrues. Je me trouvais élégant. J'ai débarqué - tres en retard, un reporting m'avait coincé le samedi aprémidi au bureau - sur une terrasse bourée de cadre en costume sombre et chemise décontractée par l'absence de cravate et un bouton ouvert.

Merde, pensai-je, je suis pas du tout dans la note pour mon premier séminaire Bouhlach'... C'est pas smart casual mais business casual qu'ils voulaient dire...
J'étais géné. C'est con d'etre géné pour si peu. Je repensais a mon pere qui se fout de son habillement : cela ne le génait pas d'aller directement de ses vignes a une réception a la mairie de Metz, habillé d'un pantalon de velours cotelé, taché et usé, d'une veste assortie (taches et usure comprises), de godasses boueuses. Je ne sais plus qui a lancé l'expression (maman ? Maryse ?), il appelait cela son style craspouillot janséniste.

J'ai toujours adoré cette expression et ce qu'elle représentait pour moi : la liberté d'un homme qui se fout des carcans vestimentaires qu'impose la bourgeoisie.

Il me citait en exemple son propre pere qui allait en short a la messe, en été. Le curé était furieux et lui faisait des remontrances mais mon grand-pere André le remettait a sa place : c'est adorer Dieu qui compte, pas l'habit.

Par remi
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Mardi 19 février 2008

Je suis malade, alité a la maison et le gars de la maintenance qui était gentiment venu hier pour voir si tout est OK (j'imagine qu'il passe régulierement mais je ne suis jamais la) repasse pour réparer les joints des baignoires.

Je le laisse farfouiller dans la salle de bain et m'allonge dans le divan du salon.


Il revient en me disant qu'il a fini. Je l'accompagne jusqu'a la porte. De mes racines françaises, j'ai gardé un amour de la cuisine et une sensibilité exarcerbée aux odeurs : 

you like to try French perfume?
Il nie un instant et puis il tremble de peur et me prie de ne rien dire a son boss. Il n'en sera rien. Ça me fait trop rigoler qu'il se soit parfumé avec mon déodorant Dior.

 

Par remi
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Mardi 28 octobre 2008

Le président français est, à un titre ou un autre, un nobliau hongrois et le ministre des Affaires étrangères tchèque, un prince de la haute noblesse austro-hongroise. Il donne un entretien au Monde et j'adore le coté désuet que seul Karel Schwartzenberg peut se permettre


La proposition de Nicolas Sarkozy de diriger la zone euro est-elle un moyen de neutraliser la présidence tchèque ?


(...) Quant à neutraliser notre présidence, je ne peux pas croire que M. Sarkozy eût une telle idée. Ce soupçon est insupportable.


Un conseiller de l'Elysée a pourtant évoqué l'éventualité d'un "sabotage" des dirigeants tchèques...


Les conseillers disent ce qu'ils veulent.


Et si M. Sarkozy l'avait dit lui-même ?


Absurde. Si le président utilisait ce mot, je considérerais que c'est une offense. Et si nous étions au temps de nos grands-parents, nous devrions nous rencontrer à 5 heures du matin dans le bois de Boulogne, avec deux témoins en noir.


Par remi
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Mardi 10 février 2009

Un ayatolah des bonnes manières nous apprend qu'il ne faut pas dire ça.

Interrogation métaphysique, ce soir, à creuser ce qui peut bien devoir se dire...

Serait-ce le bénédicité ?

 

Par remi
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Mardi 24 mars 2009

Il faut deux ans pour apprendre à parler et toute la vie pour apprendre à se taire.

 


 

Je sens que c'est une citation que je vais souvent replacer dans les diners.

 

Par remi
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Mardi 5 mai 2009
Aujourd'hui, j'ai appris que 'olé !' comme beaucoup de mots espagnols, vient de l'arabe.

C'est originellement w-Allah! (pardieu !). Voilà !...

J'ai trouvé cette photo sur wikipédia. je la trouve sublimissime de rigueur synthétique et de concentré spirituel.

Par remi
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Dimanche 7 juin 2009

Avant d'assister à cette conférence de Gérard Wajcman, il a fallu que je consulte l'article de Wikipédia sur l'hypermodernité. Comme ça arrive, j'ai été déçu de ne rien apprendre (l'hypermodernité fait suite à la modernité et à la postmodernité) ou pire, de faire face à de la fumisterie (l'hypermodernité est un espace).

 

En revanche, je suis sorti enchanté de la conférence. On n'a pas fait dans le philosofumeux, l'hypermodernité est l'état de ce qui est hypermoderne, technologique : GPS, vidéosurveillance, échographie, etc. Et ces technologies permettent une formidable explosion du traçage, du suivi des individus, de leur surveillance constante. Bref, une démultiplication du regard sur l'individu.

 

verbatim de la conférence (ou presque) :

 

Le GPS est un drôle d'instrument. Le sujet de la postmodernité (définie comme l'ère de la fin des idéaux et des idéologies) est notoirement désorienté. Ça n'est pas innocent qu'on a inventé un instrument qui lui dit constamment où il est, où il doit aller et comment.

 

Ce qui est neuf, c'est que non content d'être orienté, replacé dans un repère topologique, l'individu n'est plus le seul à savoir où il est. Des centaines de personnes peuvent, dotées des instruments adéquats, le suivre à la trace. De plus la voix du GPS est impérative : "prenez la première à droite à deux-cent mètres". Ça n'est pas un instrument de liberté mais d'esclavage, quasiment sadomasochiste. Le GPS, le Grand Penseur Suprême dans la désencyclopédie, est défini comme un esprit qui sait ou vous vous trouvez, ce que vous faites, mais surtout ou vous voulez aller.C'est assez vrai.

 

Nous sommes donc regardés, suivis, épiés, jamais perdus de vue dans ce que Wajcman qualifie de galaxie argos (une balise de géolocation mais aussi un monstre mythologique aux cents yeux). La vraie difficulté du monde hypermoderne est de disparaitre. D'où, sans doute, le succès de séries-télé comme Missing (Les Disparus), de films comme Villa Amalia.


Donc, avec le GPS, les caméras de vidéosurveillance omniprésentes dans les grandes villes, un regard panoptique se développe. Et, progressivement, l'État policier prend, littéralement, la place d'un Dieu omniscient et omnivoyant. Nous sommes plongés dans une mer de regards, nous avons un oeil au dessus de nous et ça n'est même pas celui de Dieu.

 

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, on attendait la naissance pour voir son enfant et lui donner un nom. Maintenant, avec l'échographie, on peut visualiser son futur enfant dès sa conception ou presque et savoir son sexe bien avant sa naissance. Cela a une influence indéniable sur les positions des anti-avortements.

 

Avec l'hypermodernité, on suit, on filme, on photographie l'individu partout où il est mais on le voit aussi à l'intérieur. C'est l'échographie, déjà mentionnée, les rayons X, l'imagerie médicale à résonnance nucléaire (IRM). Chez Wim Delvoye, le X de rayon X prend par ailleurs une autre dimension (lien vers le site de l'artiste dans l'image)

 

 

 

Wajcman raconte avec truculence, que des étudiants en psychologie ou psychiatrie avaient obtenus d'un hopital parisien de pouvoir utiliser l'IRM (de 3 à 5 heures du matin, quand la machine n'est pas utilisée à des fins médicales) et leur première question, ou presque, avait été de savoir si on pouvait faire l'amour dans la machine, pour détecter l'image de l'amour. Ça avait déjà été fait et était peu différent, nucléairement parlant, de celle obtenue d'un individu qui touille sa tasse de café. Même l'amour n'échappe pas, dans le monde hypermoderne, à la volonté, la puissance du "voir".

 

Ce qui est étonnant, c'est qu'il n'y ai pas plus de paranoïaques. Renversons la proposition que nous vendent nos élites étatiques : "on observe et trace tout le monde pour être surs d'attraper ceux qui dévient" et posons-nous la question de savoir si la volonté de pouvoir observer certains déviants n'est pas l'arbre qui cache la forêt du désir réel de pouvoir voir tout le monde.

 

Il y a une réelle criminalisation du citoyen, à priori considéré comme dangereux et surveillé en tant que tel. La caméra de vidéosurveillance a ceci de pervers, qu'elle porte le soupçon sur le quidam.

 

Gérard Wajcman conclut qu'aujourd'hui, être du côté des Lumières, c'est faire l'éloge de l'ombre, rejeter l'idéologie warholienne des projecteurs et du vedettariat, valoriser l'anonymat. "Je suggère qu'un héros de l'antiquité redevienne le notre, Persée qui vainc la Méduse dont le regard transperce les victimes."

 

 

 

 

 

 


 

Si on a lu l'article jusqu'ici, on pourra se délecter un peu plus avant en découvrant les lauréats de la cuvée 2009 du prix Big Brother (France).

Par remi
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Mardi 16 juin 2009

Remisons un instant nos préjugés laïcs et nos convictions religieuseset posons-nous la question : "au nom de quoi condamner l'Église de scientologie ?"

 

On lui fait un procès pour escroquerie. Avec en toile de fond, la question de la manipulation mentale.

 

Demande-t-on à l'Église catholique, au rabbin, à l'imam d'apporter les preuves de l'existence de Dieu (et incidemment de Sa toute-puissance bienveillante, de Son ubiqüité), du pouvoir intercesseur des saints ? Y'a-t-il escroquerie quand il faut payer un écot pour une messe de baptême, mariage, d'enterrement, de commémoration de la mémoire d'un défunt ? Y'a-t-il manipulation mentale quand on récolte des fidèles, fragilisés par le sentiment profond et immarcessible de la finitude misérable de leur existence, la dîme ou la zakat, en échange d'un message de rédemption ? Pourquoi en irait-il autrement de la scientologie ?

 

De deux choses l'une : soit on juge le religieux. Or, comme Le Monde le rapporte :

 

Dans un réquisitoire de quatre heures, le procureur Maud Coujard a estimé que l'argument concernant la nature religieuse de la Scientologie n'avait pas sa place dans un tribunal. "Religion prétendue ou réelle, ce n'est pas le lieu d'en débattre. Le fait religieux pas plus que le mobile religieux ne constitue une justification en droit pénal", a-t-elle dit.

 

Donc pas touche !

 

Soit on tente de rester dans le rationnel et on juge le résultat. Mais là encore, c'est un exercice d'équilibrisme juridique. Va-t-on reprocher à l'École de la cause freudienne de prétendre faire aller mieux ceux qui vont mal, sont fragiles psychiquement, prêts à débourser ce qui représente parfois pour eux une fortune et qui commencent une psychanalyse ? Sans garantie de résultats.

 

Non. On ne peut pas prendre cet angle là.

 

Reste donc l'escroquerie, l'absence de résultats connue des scientologues, c'est à dire que la justice doit démontrer que les scientologues savaient que leurs « cours de réparation de vie » étaient un placébo mental et qu'ils les fourguaient dans le seul but de s'enrichir personnellement.

 

Autant l'escroquerie purement financière (cavalerie, vente pyramidale, Enron, Madoff, etc.) reste facile à démontrer, autant ici, au mental, la planche est savonnée.

 

Attendons le délibéré du tribunal.

 

 

 

 

Par remi
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Vendredi 17 juillet 2009

On a trinqué (un rosé de Provence à 3,62 euros) à la globalisation :

 

La table réunissait un Français (moi), un autre Français, Lionel, rencontré à Prague et qui vit à Varsovie, un Chinois, Jin, né en Malaisie, grandi à Singapour puis en Australie, où il a étudié avec une nana dont la soeur, Sharon, habite aujourd'hui à Nice, Australienne donc, d'ascendance autrichienne et allemande. Jin et moi, nous sommes rencontrés à Dubaï, plaque tournante, donc, de cette soirée mondialisante qui reliait l'un et l'autre hémisphères.

 

Sharon, à Nice, travaille, je trouve le concept extraordinaire, dans la fourniture de grands crus aux superyachts qui mouillent l'ancre sur la Riviera.

 

- c'est combien ta commande la plus chère ?

- 3 500 euros pour une seule bouteille et 200 000 euros au total

- ah oui, on est dans d'autres sphères...

- mais ma commande la plus extraordinaire, c'est "six caisses de bordeaux, deux palettes de diet Pepsi et deux tests de grossesse"...

 

Ça me rappelle cette publicité de prévention contre l'alcool au volant, entendue sur les ondes de Radio autoroute avec Isabelle Hubert, alors qu'on descendait de Nancy à Hyères :

- attention, l'alcool provoque la fatigue, des accidents de la route et des rapports sexuels non-protégés ou non-désirés...

 

Vers la fin de la soirée, Jin répond à sa manière à la quête du sens de la vie de Sharon et lui tire les cartes.

 

Rémi répond à sa manière à la quête du sens de la vie de Lionel et lui fait un exposé sur l'histoire des religions. Qu'est-ce que le christianisme a apporté ? Le message révolutionnaire que nous sommes fils et filles de Dieu, tous égaux dans un Empire romain profondément inégalitaire (aristocratie terrienne, bourgeoisie urbaine, esclaves) - d'où son succès, la tentative d'éradication de cette religion radicalement révolutionnaire, puis sa récupération politique par l'élite de l'empire. Récupéré, le christianisme tombe en décadence, oublie le message révolutionnaire du Christ, se fond dans le moule inégalitaire de l'Empire et se byzantinise sur des questions doctrinales débiles (la nature de Jésus-Christ est elle divine, humaine ou les deux - question posée par le monophysisme qui s'oppose au duophysisme - le monothélisme penche vers le duophysisme mais pose la question de la nature de la volonté de Jésus-Christ, l'arianisme fait de la tétrapilectomie dogmatique : la Trinité, c'est du trois-en-Un ou du Un plus deux ? sans parler du subordinatianisme christologique... les théologiens s'empoignent également sur la virginité perpétuelle de Marie, etc.), bref, au moment où l'Islam apparait, la chrétienté est une foire d'empoigne théologique et, sociologiquement, une société profondément inégalitaire. Mahomet arrive avec une message théologiquement simplissime :

 

Il n'y a de Dieu que Dieu.

 

Il rappelle que nous sommes tous frères en Dieu, tous égaux devant Lui.

 

Il remplace la dîme chrétienne (un dixième des revenus donnés à l'Église) par la zakat (un quarantième du patrimoine donné aux pauvres, sans passer par l'Église, c'est à dire, sans donner à une instance politicoreligieuse la possibilité d'abuser d'un pouvoir financier).

 

 

Bref, à l'époque de l'hégire, Mahomet fonde une religion profondément novatrice et révolutionnaire. D'où son succès foudroyant - plus que les prouesses militaires des tribus bédouines.

 

Je déblate tout ça, parce que Lionel est en recherche du sens à donner à sa vie. Bizarrement (cela me surprend et je ne saurais dire pourquoi), il est athée mais amoureux d'une belle Polonaise (donc catholique). Rémi mets son grain de sel :

 

- tu ne saurais lui faire plus beau cadeau que de te convertir au catholicisme sans qu'elle te le demande.

 

et, pratique, je conseille le chant choral :

 

- tu fais d'une pierre deux coups : tu apprends le polonais en mémorisant des chants (bon, certes, avec un vocabulaire un peu spécialisé...), tu t'inities à la prière dans sa forme la plus belle qui est le chant, tu rencontres des gens et sort un peu de ton milieu francophone et business, et puis tu prendras aussi du plaisir au passage parce que c'est beau de chanter...

 

Qui l'eut cru ? je me fais Rémissionnaire...

 

C'est beau de chanter. Je lui raconte aussi ma découverte du chant polyphonique religieux et contemporain né sur les bords de la Baltique à la fin du XXe siècle... Mais, ça, c'est une autre histoire...

Par remi
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Lundi 14 septembre 2009

Dimanche après-midi, Gioacchino m'appelle pour me proposer d'aller à un concert à l'Arsenal... L'Arsenal est un ancien arsenal militaire converti en salle de concert par Ricardo Bofill. Je fais une confiance aveugle dans les gouts musicaux de Gioacchino. Je dis oui. Rendez-vous est pris pour la brasserie de Maitre Kanter, diner prémusical.

 

Je décide de me faire beau et sort de la naphtaline le costume noir à col mao que j'accessorise d'une petite croix en argent sur la poitrine pour en accentuer le coté clergyman et en gommer le côté bourgeois-bohême.

 

Gioacchino rigole en me voyant arriver.

 

- tu sais ce qu'on va voir ?

- bah non... je te laisse me faire la surprise !

- des chants sépharades, dans le cadre des journées européennes de la culture juive.

- super ! un de mes souvenirs clés en musique, c'est une ballade séfarade par Esther Lamandier...

 

Avant le concert, j'engage la conversation avec un vieux monsieur sur "la religion et la foi de nos jours"

 

... ce que j'en dis :

 

c'est comme le sport, faut pratiquer, s'entrainer tous les jours pour être un bon sportif, croyant.

 

Un autre personne se joint à notre petit groupe, la conversation roule sur "les origines juives du christianisme" - je parle de ma fantastique amie Jutka auteure de cette drolissime anecdote sur la confusion linguistique entre messy et le Messie. Et puis, je ressors ma vieille marotte calendo-religieuse sur la concordance entre le début de l'ère chrétienne et la circoncision de Jésus de Nazareth. J'affirme péremptoirement et mes nouveaux amis boivent du petit-lait :

 

- on ne le sais pas assez mais l'ère chrétienne nait du moment de son entrée dans la communauté des hommes juifs et pas du jour de sa naissance ! Ce jour a longtemps été célébré par le catholicisme comme le jour de la Saint-Prépuce.

 

À un moment :

 

- j'aimerais vous présenter ma femme, qui dois-je introduire ? Le père... ?

- Appelez-moi simplement Rémi...

 

Mais il est temps d'aller écouter le concert. L'organisatrice des journées européennes de la culture juive, Désy Mayer fait un excellent discours et place à la musique séfarade.

 

 

hélas - je n'ai pas de photo de moi en clergyman...

 

 

 

Par remi
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