Dubaï est une ville ouverte et tolérante
En réponse au commentaire inquiet de Fred sur mon objectivité biaisée, un article positif sur Dubaï, ville du golfe Persique ouverte et tolérante s'il en est.
Je sors avec des collègues, pour la première fois à Dubaï, dans un bordel.
En Tchéquie, foin de tout moralsme dans ce pays tôt déchristianisé et décomplexé sur le corps et le sexe. Les bordels ont pignon sur rue, l'industrie pornographique est florissante et cela fait partie, parfois, de la culture des affaires que prolonger un diner dans une maison close. Porkacujeme do SKP ?
Je découvre qu'il en va exactement de même à Dubaï - culture indienne oblige, toute aussi relax coté sexe et corps - mais qu'il y a de subtiles différences.
Après un double ouisqui et deux bières dans le bar d'un respectable hotel de BurDubaï, mes collègues me supplient de les accompagner au bar de l'entresol. Ambiance totalement seventies. Une vingtaines de jolies jeunes filles en sari ou habillées à l'occidental se succèdent sur un long podium divisé par des pilliers et se trémoussent (plutôt mal que bien, sauf une qui est incroyable et doit avoir étudié la danse classique indienne - quand je commente le fait, je me fais rabrouer : m'enfin Rémi, on vient ici pour se rincer l'oeil, pas pour la danse - oops, right !)
Tout contact est strictement rendu impossible. Contrairement à Prague ou le pelotage fait partie de la tradition, où le plaisir de glisser un billet dans l'échancrure du soutien-gorge ou - en l'absence de soutien-gorge - "dans" le string - où ce plaisir là fait partie de celui de fréquenter ce genre d'endroit, ici, que dalle. Pas touche !

une mauvaise photo prise à la sauvette
En revanche, une jolie tradition (dont les avantages économiques sont évidents pour l'établissement qui contrôle qui reçoit combien), on fait appel à un boy de service qui a des colliers dans la main et, pour la modique somme de 25 dirhams (+/- 5 euros), on lui demande de décerner un collier à une demoiselle. Celle-ci s'en saisit, le presse sur son coeur en vous jetant un regard éperdu (ou froid si désintérêt) et le rend au boy. On renouvelle le geste offertoire si l'on désire attirer l'attention de manière plus poussée. On peut aussi décerner une couronne (100 dirhams) qu'elle pose rapidement sur sa tête, le temps de faire une révérence, et rend illico au boy. Le boy inscrit discrètement les montants ainsi offerts sur son calepin et vous payez votre écot à la sortie).
Une fois qu'elles ont finit leur tour, les demoiselles ne reste pas flâner dans la salle mais s'assient sagement au bout du podium, offertes aux regards, interdites au toucher, et attendent de refaire un tour..
Donc comment ça marche ? On soudoie les boys (faut bien que tout le monde participe à la générosité) pour obtenir un numéro de portable, on appelle ou on envoie un texto - et le tour est joué.
On se rencontrera en dehors de l'établissement qui, en ce qui le concerne, est totalment haram : en cas d'inspection, rien de plus ni de moins que des danseuses et des amateurs de danse.
J'ai passé un moment délicieux á apprécier les différents styles de danses indiennes jouer les hétéros et mater les gonzesses.