La Dame de Pique
On retrouva donc Jacques et Nathalie Millery au café Rococo avant d'aller a l'opera voir la Dame de Pique de Tchaikovskji.
On se disait, tout du long de la représentation (fort bien chantée au demeurant, j'avais un peu peur que cela soit une production un peu baclée et spécial-touriste) a quel point cet opéra reflete l'insondable mélancolie de l'ame russe - pré-formatée pour l'amour-passion et jusqu-au-boutiste.
Apres quoi, c'est assez logiquement qu'on alla souper au Jardin de l'Opera qui un sushi-sashimi, qui des calamars grillés au basilic et aux poivrons rouges, qui une salade avec en dessert, l'inévitable Belle au Bois Dormant (profiterolles au chocolat blanc et glacage a la noix de coco, servies sur un lit de chocolat noir fondu, dans une cage de fils de caramel du plus bel effet).
La conversation roulait sur les enfants, le fait d'etre parent, les joies et les obligations que cela représente. Je me rends compte a quel point j'ai une vie de privilégié égoiste en écoutant Jacques me dire qu'il met son réveil a sonner 15 mn avant de devoir sortir du lit pour profiter de ce temps particulier entre reve et éveil et engrenage de la vie quotidienne: petit déjeuner avec les enfants, les amener a l'école, aller au boulot -etc ; alors que moi je dispose royalement (étant a 5 mn a pied du bureau) de 2 heures de quality-time entre le moment du réveil et le début de la journée de travail.
Mais bizarrement, j'ai pas envie de me vanter et de lancer un cocorico "Ah! la belle vie qu'on vit quand on vit la vie qu'on veut!" mais plutot envie la position de parents de Jacques et Nathalie (apres avoir envié celle d'Eve et de Xavier a Pons, pendant la semaine que je partageais avec ma soeur et sa petite famille).
Envie de devenir papa - tres pressante hier soir...