mes plantes - mes amis
Lundi soir, nous retrouvions Federico dans son environnement naturel: une réception diplomatique. Michael Tatham donnait une farewell party sur l'impeccable gazon de la résidence de l'ambassade britanique et j'y venais essentiellement pour embrasser son adorable épouse Belinda Cherrington avant qu'ils ne disparaissent définitivement pour Londres.
Ce soir, je passe chez eux en coup de vent pour récupérer une plante
- you won't take your plants to London, willl you?
- of course not! Do you want them?
- only one really - I'd keep it, name it Belinda in your honour, water it regularly, watch it grow and think of you every time...
Belinda fond en larme dans mes bras, nous sommes par chance un peu a l'écart des excellences, de leurs attachés et de leurs pieces rapportées. Je lui explique que j'ai ces plantes qui portent le nom des personnes qui me les ont offertes et que grace a elles (les plantes) je ne les oublie jamais (les personnes).
Voici donc Belinda, la nouvelle-venue a Zitna 23:

Et voici Elisabeth II (regina) qui est la fille parthénogénétique (pas sur de l'adjectif meme s'il fait tres cool - lire: "issue d'une bouture") d'Elisabeth I, la bouture de papyrus (et techniquement, je crois qu'il s'agit plutot d'un cyperus) que j'avais rapporté dans un bocal de Metz et que maman m'avait offerte. Elisabeth I était un cyperus pétant la forme et explosant dans un feu d'artifice herbacé et que je dus confier a une charmante voisine (hélas étourdie, je ne le savais pas) pendant tout le mois que nous passames en voyage de noce chez Hervé, a San Fransisco. La chere voisine étourdie me rendit un buisson de paille déséchée...
Heureusement, juste avant de partir, j'avais coupé un brin que j'avais mis dans un bocal hermétiquement fermé (pour que l'eau évaporée retombe au fond et ne s'échappe pas), un mois apres, non seulement le brin avait survécu mais il se transformait en bouture avec racines et jeune-pousse. Elisabeth II voyait le jour.
Et puis, quoi de plus drole pour une pédale, que d'avoir une plante portant un nom de queen?

Pieter est une autre histoire dont ma soeur Mana se souvient sans doute sans plaisir. Ca date de la "grande époque" d'avant Honza. Un soir en boite, un mec, un hollandais ni beau, ni grand, ni blond nommé Pieter mais se faisant appelé (beuark!) Blanche me demande de lui rendre service et de l'héberger pour la nuit. Je pense (aujourd'hui) qu'il voulait finir dans mon lit mais (a l'époque) je n'y avais vu que du feu et mon coté Bon Samaritain avait fait le reste.
Abusant des Bons Samaritains (je partageais l'appart avec Mana et s'il m'imposait sa présence c'était surtout Mana qu'il indisposait), Pieter s'incruste samedi soir (on s'était croisés dans la nuit de vendredi a samedi), dimanche, lundi... mardi... et mercredi toujours pas de signe de départ! Pieter se sentait bien a Prague, super bien chez nous. C'est Mana qui a pris les choses en main:
- quand est-ce que tu pars?
- je ne sais pas vraiment, je n'ai pas d'argent pour prendre le billet pour Amsterdam et...
- tres bien, tu vas faire de l'auto-stop
- mais je ne sais pas ou est la sortie d'autoroute qui mene vers l'Allemagne...
- je t'y conduirai...
Et chemin faisant, elle lui montrait ce petite palmette, ce bout de chou dentellé et raide et en suggérait (on imagine de maniere aussi efficace et diplomatique qu'elle organisait son départ) l'achat pour "me" remercier de "mon" hospitalité (en fait lire "nous" et "notre" - mais Mana a du tact et n'aurait jamais exigé un cadeau pour elle-meme).
Dix ans plus tard, Pieter (et non pas Blanche, pleaaaase!) a cru, et cru et est splendide:

(a ses pieds, un petit cactus un peu phallique tente de survivre)
Michaela, la soeur de Honza, nous offrit ce tres beau ficus bicolore quand nous enménageames a Zitna. Quelques feuilles seulement quand il arriva chez nous, il n'a cessé de prospérer sous l'influence de mes pouces verts:

voila, c'était l'histoire de ma petite jungle urbaine zitnéenne.
Ce soir, je passe chez eux en coup de vent pour récupérer une plante
- you won't take your plants to London, willl you?
- of course not! Do you want them?
- only one really - I'd keep it, name it Belinda in your honour, water it regularly, watch it grow and think of you every time...
Belinda fond en larme dans mes bras, nous sommes par chance un peu a l'écart des excellences, de leurs attachés et de leurs pieces rapportées. Je lui explique que j'ai ces plantes qui portent le nom des personnes qui me les ont offertes et que grace a elles (les plantes) je ne les oublie jamais (les personnes).
Voici donc Belinda, la nouvelle-venue a Zitna 23:

Et voici Elisabeth II (regina) qui est la fille parthénogénétique (pas sur de l'adjectif meme s'il fait tres cool - lire: "issue d'une bouture") d'Elisabeth I, la bouture de papyrus (et techniquement, je crois qu'il s'agit plutot d'un cyperus) que j'avais rapporté dans un bocal de Metz et que maman m'avait offerte. Elisabeth I était un cyperus pétant la forme et explosant dans un feu d'artifice herbacé et que je dus confier a une charmante voisine (hélas étourdie, je ne le savais pas) pendant tout le mois que nous passames en voyage de noce chez Hervé, a San Fransisco. La chere voisine étourdie me rendit un buisson de paille déséchée...
Heureusement, juste avant de partir, j'avais coupé un brin que j'avais mis dans un bocal hermétiquement fermé (pour que l'eau évaporée retombe au fond et ne s'échappe pas), un mois apres, non seulement le brin avait survécu mais il se transformait en bouture avec racines et jeune-pousse. Elisabeth II voyait le jour.
Et puis, quoi de plus drole pour une pédale, que d'avoir une plante portant un nom de queen?

Pieter est une autre histoire dont ma soeur Mana se souvient sans doute sans plaisir. Ca date de la "grande époque" d'avant Honza. Un soir en boite, un mec, un hollandais ni beau, ni grand, ni blond nommé Pieter mais se faisant appelé (beuark!) Blanche me demande de lui rendre service et de l'héberger pour la nuit. Je pense (aujourd'hui) qu'il voulait finir dans mon lit mais (a l'époque) je n'y avais vu que du feu et mon coté Bon Samaritain avait fait le reste.
Abusant des Bons Samaritains (je partageais l'appart avec Mana et s'il m'imposait sa présence c'était surtout Mana qu'il indisposait), Pieter s'incruste samedi soir (on s'était croisés dans la nuit de vendredi a samedi), dimanche, lundi... mardi... et mercredi toujours pas de signe de départ! Pieter se sentait bien a Prague, super bien chez nous. C'est Mana qui a pris les choses en main:
- quand est-ce que tu pars?
- je ne sais pas vraiment, je n'ai pas d'argent pour prendre le billet pour Amsterdam et...
- tres bien, tu vas faire de l'auto-stop
- mais je ne sais pas ou est la sortie d'autoroute qui mene vers l'Allemagne...
- je t'y conduirai...
Et chemin faisant, elle lui montrait ce petite palmette, ce bout de chou dentellé et raide et en suggérait (on imagine de maniere aussi efficace et diplomatique qu'elle organisait son départ) l'achat pour "me" remercier de "mon" hospitalité (en fait lire "nous" et "notre" - mais Mana a du tact et n'aurait jamais exigé un cadeau pour elle-meme).
Dix ans plus tard, Pieter (et non pas Blanche, pleaaaase!) a cru, et cru et est splendide:

(a ses pieds, un petit cactus un peu phallique tente de survivre)
Michaela, la soeur de Honza, nous offrit ce tres beau ficus bicolore quand nous enménageames a Zitna. Quelques feuilles seulement quand il arriva chez nous, il n'a cessé de prospérer sous l'influence de mes pouces verts:

voila, c'était l'histoire de ma petite jungle urbaine zitnéenne.
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