Les 300
Jan m'emene voir ce film americain qui brode librement sur cet épisode célebre de la résistance, aux Thermopyles, d'une poignée de Spartiates conduits par Léonidas, contre les armées de Xerxes. Apres un début idyllique et bucolique, le film laisse une désagréable impression de propagande bushiste avec des soldats hollywoodiens bodybuildés, GIs en goguette contre l'axe du mal moyen-oriental.
Cet instant du film quand le roi Léonidas, pour motiver ses troupes, leur lance, au mépris de toute vérité historique (Sparte n'est pas une démocratie et, dans le film, Xerxes leur a promis qu'ils seraient maitres de la Grece s'ils lui payaient hommage)
donne presqu'envie de vomir tant il rappelle la xyloglossie militaro-stratégique de la maison-blanche.
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Tout le film, ou presque, est a l'avenant... Le discours de la reine devant le « sénat » de Sparte a des relents de Condoleeza Rice demandant des ralonges budgétaires « impératives » devant le Congres. De la propagande, je vous dis!
Michal S., qui nous accompagne, m'explique pourquoi ce film peut plaire aux Tcheques qui s'identifient sans probleme au petit pays « démocratique » qu'est Sparte luttant de toutes ses forces contre le Grand Empire du Mal voisin (Allemagne nazie, Russie soviétique, Union européano-marchande) tentaculaire et multi-ethnique.
Xerxes, souligne a plusieurs endroits le caractere pluri-ethnique de son empire (d'ou l'identification facile pour un Tcheque a l'URSS ou l'UE) et, en fait, on peut projeter ce qu'on veut dans ce film qui risque d'ailleurs fort de devenir le film culte des militants d'Al Qaida avec un Ben Léonaden bloquant la résistible toute-puissance de l'hybris bushiste et du salad-bowl de son empire multi-ethnique aux soldats mercenaires et démotivés au combat.