Jeudi 2 juillet 2009

© Chappatte

 

Il y a des fois où on est récompensé d'une lecture intégrale (je suis spécialiste de la lecture rapide et diagonale), lisez Un tel outrage à notre liberté ! Je pensais, en lisant le titre, trouver quelque chose dans le gout de mon post précédent. Mais passé la valorisation ironique de l'habit de la religieuse à la féminité un brin bridée, passé quelques chapitres dénonciateur de ce "vêtement ignoble, révoltant, inadmissible, défi à l'éternel féminin", de ces femmes provocatrices, de cette "teniue castratrice pour la Grâce féminine qui devrait pouvoir, de la tête aux pieds, tel un ostensoir vivant, être montrée d'une manière naturelle, sans cette pièce de vêtement qui La dénature et La caricature", passée l'oprobe jetée à ces femmesqui "ne peuvent impunément bafouer leur dignité [...] en contresignant par leur emblème vestimentaire leur propre esclavage et leur statut ancillaire", on tombe enfin sur une chute, une vraie chute (pas de tissu, de style), faite de surprise et qui donne tout son sel à ce qui précède.

 

Rétrospectivement, j'ai adoré la mention de "l'étroite fente où palpite tout leur mystère".

 

Par remi - Publié dans : Humour, humeurs
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Mercredi 1 juillet 2009

Je n'arrive pas à retrouver l'article que je pensais avoir écrit sur le sujet pour le mettre en lien.

 

Pour résumer mon opinion, je trouve absurde que le gouvernement - afin de libérer la femme musulmane des "ténèbres" de l'obscurantisme coutumier - car il s'agit de coutume plus de religion - la prive de la liberté de s'habiller comme elle le désire.

 

Sur over-blog, un blogueur ironise sur l'obsession parlementaire d'interdiction de la burqa alors que l'économie s'enfonce et propose :

 

Au début des années 1980, les milices de Rifaat El-Assad, le frère du président syrien, dévoilaient les femmes dans les rues de Damas. Pourquoi ne pas créer de telles milices en France ?

 

Le danger est, bien-entendu, d'en faire une affaire religieuse ou même coutumière. D'autant que, je viens de le découvrir, si la République française impose à ses ressortissants son droit de la personne, même à l'étranger (article 3 du Code civil)...

 

même aux Émirats ou en Iran, l'égalité des époux français expatriés là-bas est garantie, en ce qui concerne les prises de décision sur l'éducation des enfants, la gestion de la communauté, etc.

 

... elle est tenue par des principes de réciprocité des droits internationaux, à respecter le droit international des autres États, en ce qui concerne le droit de la personne de leurs résidants en France.

 

et donc, une Iranienne de 2009, comme une Française de 1938, devra obéissance à son mari et, s'il le demande, porter le tchador. Et la République ne pourra rien y faire...

 

- vos papiers s'il vous plait ! Ah, vous êtes Tunisienne*, c'est bon, passez. Tiens, vous êtes Française, ôtez-donc votre voile...

 

© Chappatte

 

Solution sécuritaire - encore et toujours...

 

Puisque, comme le dit le même article 3 du code civil :

 

Les lois de police et de sûreté obligent tous ceux qui habitent le territoire.

 

La voix la plus probable que prendra le gouvernement français, c'est d'éviter le piège de la guerre de religion, de ne pas faire une loi anti-musulmanes qui rappellerait par trop les lois juives de Vichy. Le gouvernement sarkozien mettra en avant l'option sécuritaire. De même qu'on interdit aux manifestants de se cagouler, on interdira aux femmes (et aux hommes !) de mettre un cache-nez intégral ou partiel : l'État, dans une prérogative très big-brotherienne voudra pouvoir, par caméras urbaines interposées, pouvoir identifier quiconque, en tout temps et en tout lieu et interdira l'anonymat du masque.

 

* je n'ai aucune idée si la Tunisienne doit légalement obéissance à son mari - prière de laisser un message pour améliorer mon exemple s'il est décousu.

Par remi - Publié dans : Rémilitant
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Mercredi 1 juillet 2009

L'adjectif franco-allemand ronronnait cordialement.

 

Il est en passe de devenir un oxymore. Économiquement parlant, en tout cas.

 


 

Les critères de Maastricht, la France s'assoie dessus, et pour longtemps.

La dette publique de la France (État, sécurité sociale et collectivités locales) atteint 1 413,6 milliards, soit 72,9% du PIB, annonce l'Insee. Elle a augmenté de 86,5 milliards d'euros au premier trimestre 2009 par rapport au trimestre précédent, soit de 4,8 points de PIB par rapport à la fin décembre 2008.

 

Le Pacte de de stabilité européen fixe à 60% du Produit intérieur brut la limite autorisée d'endettement public pour un État membre de l'Union européenne.

 

Le gouvernement argue que si le déficit budgétaire et la dette publique explosent, c’est le prix à payer pour empêcher que la plus grave récession que le monde a connue depuis 1945 ne dégénère en cataclysme économique et social. Mais cela n'a pas convaincu la Cour des comptes.

 

Selon les dernières prévisions du ministère du Budget, la dette publique est désormais attendue à 77% du PIB à la fin 2009, 83% du PIB en 2010, 86% du PIB en 2011 et 88% du PIB en 2012, en lien avec l'envolée du déficit public et la crise économique qui frappe la France, l'Europe, les États-Unis et le monde.

 


 

L'Allemagne met la dérive budgétaire à l'index

C'est moins médiatisé, même le Financial Times n'en fait pas de gros titres, mais l'Allemagne se dote d'un arsenal législatif constitutionnel pour mettre la dérive budgétaire à l'abri des tentations populistes et dispendieuses des gouvernements de droite ou de gauche.

 

les Allemands viennent d’introduire dans la Constitution un dispositif qui à partir de 2016, interdit que le déficit public dépasse  0,35% du PIB. Et à partir de 2020, tout déficit public sera purement et simplement prohibé.

 


 

Qui a parlé de politique économique européenne ?

 

Par remi - Publié dans : Homo oeconomicus
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Mardi 30 juin 2009

Tout ce tintouin médiatique sur la disparition du roi de la pop, du plus grand génie transgénérationnel, de l'icône planétaire, de l'inspirateur de Madonna (à qui il a appris l'importance de la chorégraphie) et de tant d'autres, le plus grand vendeur de disques de tous les temps (à mon avis, quand on a dit ça, on a tout dit dans notre société qui adule le fric), le créateur de clips géniaux et de tubes inoubliables gravés dans nos mémoires et sur nos disques durs, tout ce tintouin, dis-je, me rappelle l'adage américain selon lequel

 

un bon Indien est un Indien mort.

 

Surtout que les louanges, le panégyrique, la nécrologie dithyrambique fait suite au lynchage le plus odieux qui fut.

 

Tout cela pour dire que j'ai adoré la une de Libé. Ils sont forts à Libé pour les nécros.

 

 

 

Le blog LSP rappelle - et cela me concerne étrangement - que dans la Rome antique on est senex (vieux) à 45 ans ans.

 

À cinquante-et-un ans, Bambi n'était pour nous, ni vieux, ni jeune.

Éternel ?

Par remi - Publié dans : Mutatis mutandis
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Lundi 29 juin 2009

Comme dirait Cédric, quand on a rien a bloguer, autant bloguer du spam. En l'occurence c'est une alerte sur la débordante créativité des pirates du net pour arnaquer les têtes-en-l'air et qui aurait pu mal se finir pour une cousine de maman qui loue un chalet dans les Alpes (amateurs de farniente dans un paysage sublime, cliquez ici).

 

 

D'Abidjan, un certain David Kablanc (cela ne s'invente pas)  réserve pour fin juillet.

 


 

Bonjour

 

Je viens par ce courriel, vous faire de part de ma confirmation de la location. Je vous prie de bien vouloir me faire parvenir par fichier joint, email ou par fax un contrat de location ainsi que vos coordonnées bancaires pour le solde du devis de ma location auprès de vous.

 

Veuillez me communiquer vos contacts téléphoniques fixe et portable et me faire parvenir un supplément de photos si possible.

 

Je reste dans l'attente de ces documents et de vous lire.

Sincèrement.
Mr Kablanc David
Rue Des Jardins Avenue Chardy 09
BP 622 Abidjan 09
Tel: 00225 46 30 40 90
Fax: 00225 21 28 20 26

 


 

c'était le 10 juin. Le lendemain, une petite louchée de rappel insiste sur les coordonnées bancaires :

 

Bonsoir

 

J'ai bien reçu votre message faite moi part du contrat part la poste et vos cordonnes bancaires par mail et le montant total de la location.

 

Nom de la Banque :

Adresse de la Banque :

Nom du titulaire du compte et adresse et numéro de portable et fixe.

 


 

Le 17 juin, un message non-reçu pour cause de virus (SFR veille)

 

Votre option Anti-virus Mail a détecté un virus dans l'un des messages qui vous était destiné. Le message ci-dessous contenait un ou plusieurs fichiers infecté(s) par le virus suivant : Phishing.Heuristics.Email.SpoofedDomain.

Le virus a été détruit ainsi que le cas échéant les pièces jointes infectées. Merci de votre confiance, Le service technique SFR.

 


 

Il est évident pour moi que le contrat sert à récupérer la signature pour des facsimilés de transfert avec la banque, les coordonnées bancaires, prétendument afin de payer la réservation, pour récupérer les numéros de compte, et je soupçonne le virus d'avoir pu servir à phisher (hameçonner en bon franglais) le site internet bancaire et les mots de passe pour y accéder.

 


 

Le 15 juin, un mail royalement intitulé "Le Reçu Du Virement et L'Avis D'Arrêt De Transfert De Fonds"

 

Bonjour Mr et Mme,

 

Je vous informe que le virement d'un montant de 331€ est effectif. Cependant je vous demande de bien vouloir prendre connaissance des reçus du virement ci joint. Je vous informe que mon gestionnaire a fait un ajout de 50€ sur le montant de 281€. Il a donc effectue un virement de 281€.

 

Je vous informe qu’un BUREAU DE CONTRÔLE DES TRANSFERTS DE FONDS DE LA ZONE UEMOA qui est rentre en contact avec nous (soit vous et moi) par le biais de l'avis d'arrêt de transfert de fonds (ci joint) pour un règlement de fiscalité inflige sur le transfert pour des vérifications à laquelle nous devons nous acquitter mutuellement.

 

Je vous demande que j'ai contacte ce bureau afin que je puisse votre part de la fiscalité de 30€ mais le commissaire Mr SERGE FALL qui m'a dit qu'il n'était possible que je fasse ce règlement à votre place car cela est une violation de la convention de régulation du Bureau de contrôle. En outre, je vous demande de bien vouloir vous acquittez de cette fiscalité étant donné que j'ai fait un ajout de 50€ sur le virement de sorte que vous puissiez combler cette charge directement.

 

Enfin, je vous demande de bien vouloir prendre connaissance des reçus du virement et de l'avis d'arrêt de transfert de fonds. De plus je vous demanderai de contacter le Commissaire au Compte Mr SERGE FALL au numéro suivant : 00225 04 95 53 14 ou par mail : commissioncontroleuemoa@yahoo.fr* pour avoir plus d'amples informations sur cette fiscalité et le mode de paiement de la fiscalité.

 

Dans l'attente de vous lire et de votre bonne compréhension.

Sincèrement.

Mr Kablanc David

Tel: 00225 46 30 40

 


 

C'est gros comme une maison mais je suis sur que certains tombent dans le panneau : le virement est effectif mais pas effectué, la taxe est prépayée mais à payer par le récipiendaire. Bref, l'Afrique...

 

* personnellement j'adore l'adresse mail at yahoo.fr du Commissaire au compte du Bureau de contrôle des transferts de fonds de la zone UEMOA.

 

** il va sans dire que le virement  "effectif" n'est jamais arrivé.

Par remi - Publié dans : Homo oeconomicus
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Jeudi 18 juin 2009

Quelque part, dans ce blog, j'avais prédis que le prochain "tremblement de terre géostratégique" serait le renversement des Séoud et la prise de pouvoir par la très jeune, très nombreuse et très unemployed population saoudienne.

 

Je me suis trompé et l'Iran, une fois de plus au Levant, prend la vedette et semble innover.

 

Fascinante émission sur l'Iran, hier, à la télévision. J'y apprends que le pays a èté :

- en 1905, la première démocratie parlementaire au Levant.

- en 1953, le premier pays au monde à oser nationaliser ses ressources naturelles et une compagnie étrangère - comme l'Égypte de Nasser avec, en 1956, la nationalisation de la Compagnie du canal de Suez - il le paiera d'une invasion étrangère.

- en 1979, la première théocratie révolutionnaire.

 

J'ai toujours considéré comme une grave erreur de mettre l'Iran au ban des nations. Quoiqu'imparfaite, sa démocratie est l'un des rares exemples dans la région - pourquoi préférer les totalitarismes séoudiens, émiriens ou lybiens ? Que ce soit une théocratie ne devrait pas géner les gouvernements occidentaux qui, tous (ou presque*) reconnaissent l'État du Vatican dont, toutes proportions gardées, les rouages sont similaires à ceux de la République islamique d'Iran.

 

L'autorité ultime est détenue - et c'est normal - par le "pape" de l'Église chiite, le rahbar, le guide suprême Ali Khamenei. Le Conseil des gardiens de la Constitution correspond peu ou prou à la Commission pontificale pour l'État du Vatican : dans un cas comme dans l'autre, un système électif complexe pour mettre le dogme à l'abri de la versatilité des opinions publiques.

 

La comparaison s'arrête là, parce que dans un cas, le micro-État atteint à peine le milier de citoyens sur cinq hectares, dans l'autre, la puissance régionale compte 71 millions d'habitants sur un territoire de 1,6 millions de kilomètres carrés soit près de deux fois et demi la taille de la France.

 

Il se pourrait que l'Iran nous surprenne encore. Quelle que soit l'issue des mouvements populaires actuels, quel que soit le résultat du probable aggiornamento théologicopolitique iranien, je souhaite que nos gouvernements fassent preuve d'un réalisme non doctrinaire et rétablissent des relations non discriminatoires à la mesure de l'importance de cette grande nation.

 

 

 


 

* La République tchèque a longtemps joué les trouble-fêtes en ne reconnaissant pas l'État de la cité du Vatican. Le pays le plus athée d'Europe avait quelques différends juridiques, en particulier en ce qui concerne la non-restitution du patrimoine de l'Église catholique romaine nationalisé après la Seconde Guerre mondiale.

 

Par remi - Publié dans : Chronique dubaïote - Communauté : Pays du Golfe
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Mardi 16 juin 2009

Remisons un instant nos préjugés laïcs et nos convictions religieuseset posons-nous la question : "au nom de quoi condamner l'Église de scientologie ?"

 

On lui fait un procès pour escroquerie. Avec en toile de fond, la question de la manipulation mentale.

 

Demande-t-on à l'Église catholique, au rabbin, à l'imam d'apporter les preuves de l'existence de Dieu (et incidemment de Sa toute-puissance bienveillante, de Son ubiqüité), du pouvoir intercesseur des saints ? Y'a-t-il escroquerie quand il faut payer un écot pour une messe de baptême, mariage, d'enterrement, de commémoration de la mémoire d'un défunt ? Y'a-t-il manipulation mentale quand on récolte des fidèles, fragilisés par le sentiment profond et immarcessible de la finitude misérable de leur existence, la dîme ou la zakat, en échange d'un message de rédemption ? Pourquoi en irait-il autrement de la scientologie ?

 

De deux choses l'une : soit on juge le religieux. Or, comme Le Monde le rapporte :

 

Dans un réquisitoire de quatre heures, le procureur Maud Coujard a estimé que l'argument concernant la nature religieuse de la Scientologie n'avait pas sa place dans un tribunal. "Religion prétendue ou réelle, ce n'est pas le lieu d'en débattre. Le fait religieux pas plus que le mobile religieux ne constitue une justification en droit pénal", a-t-elle dit.

 

Donc pas touche !

 

Soit on tente de rester dans le rationnel et on juge le résultat. Mais là encore, c'est un exercice d'équilibrisme juridique. Va-t-on reprocher à l'École de la cause freudienne de prétendre faire aller mieux ceux qui vont mal, sont fragiles psychiquement, prêts à débourser ce qui représente parfois pour eux une fortune et qui commencent une psychanalyse ? Sans garantie de résultats.

 

Non. On ne peut pas prendre cet angle là.

 

Reste donc l'escroquerie, l'absence de résultats connue des scientologues, c'est à dire que la justice doit démontrer que les scientologues savaient que leurs « cours de réparation de vie » étaient un placébo mental et qu'ils les fourguaient dans le seul but de s'enrichir personnellement.

 

Autant l'escroquerie purement financière (cavalerie, vente pyramidale, Enron, Madoff, etc.) reste facile à démontrer, autant ici, au mental, la planche est savonnée.

 

Attendons le délibéré du tribunal.

 

 

 

 

Par remi - Publié dans : Considérations philosophico-religieuses
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Lundi 15 juin 2009
Par remi - Publié dans : Humour, humeurs
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Lundi 15 juin 2009

Voilà le résultat du laisser-aller créatif de ce week-end.

 

Un couloir rouge vermillon, un cadre bleu dont on a ôté la carte de Dubaï qui l'ornait (Dubaï, c'est fini), et on a peuplé le tout de figurines un peu matissiennes qui dansent dans une vibration de couleurs primaires :

 

 

Cette gouache, encore inachevée (rajouter des fleurs et le détail des ffeuilles), qui symbolise pour moi la naissance de l'amour. Parce que la déchéance du paradis terrestre, le gout du péché, la perte de l'innocence, c'est aussi le début de l'émotion forte et fondamentale qu'est l'amour.

 

 

En la peignant, j'écoutais en boucle, avec une très forte nostalgie, As-tu déjà aimé ? d'Alex Beaupain.

 

 

 

Par remi - Publié dans : Visuels visionnaires - Communauté : Un monde plus beau
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Lundi 15 juin 2009

Je suis prêt à parier que la base américaine, symbole des errements des années Bush II, va devenir un nom commun par antonomase et signifier énorme bourde dont on n'arrive pas à se dépatouiller.

 

La question des droits de l'homme au Tibet est le guantanamo du gouvernement chinois.

La bourde antisémite de ce politicien, est un guantanamo qu'il trainera longtemps.

 

Tout ceci pour dire que je suis sensible à l'ironie, à peine voilée, de l'article de Corine Lesne, dans son blog The Big Picture.

 

Mais si le président des Etats-Unis ne peut pas régler la question de Guantanamo en 140 jours, comment va-t-il faire croire au monde arabe qu’il peut imposer la paix au Proche Orient ?

 

Et ce détail, qui sent bon le Far West, le cowboy, la bouse de bison, le hors-la-loi gantanamesque, qui rappelle cet adage souvent entendu, autrefois dans l'Ouest :

 

Un bon Indien est un Indien mort

 

L'administration américaine obamiste, donc, qui continue de détenir, au mépris de toutes les conventions internationales, des présumés coupables, a engagé un conseiller culturel pour "traiter" la dépouille du premier suicidé, postérieur à l'élection de Barack Obama :

 

A cultural advisor is assisting the Joint Task Force to ensure that the remains are handled in a culturally sensitive and religiously appropriate manner.

 

How delicate!


Par remi - Publié dans : Kafkastan
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